Goran, de Nevio Marasovic

Goran, de Nevio Marasovic — Croatie 2016 — Genre : Goran est un loser et un looser (et merde, les premiers concernés sont toujours les derniers informés).

Goran

Découvert lors de sa sortie en 2016, j’ai toujours eu envie de vous parler de ce film, car le titre de ce long-métrage n’est autre que mon prénom et ce dernier est suffisamment rare (d’autant plus qu’il devient ringard même dans son pays d’origine, snif, snif), pour que cette coïncidence ne se retrouve pas de sitôt. C’était pour ainsi dire l’occasion ou jamais de vous parler de mon sujet favori : moi.

Attention dans cette critique je divulgâche (décidément j’adore ce mot) toute l’histoire. Le film débute sur un gros plan du visage de Goran, il semble en avoir pris plein la gueule. Si vous saviez, ça m’a fait mal de voir le pauvre Goran ainsi. Pauvre Goran. Puis, nous changeons de lieu pour nous retrouver dans les montagnes, il y a de la neige partout. Goran (chauffeur de taxi), visiblement porté sur la boisson (je te reconnais bien là) et préoccupé par je ne sais quoi, guette l’arrivée d’un client à la gare ferroviaire. Personne n’arrive en dehors du beau-frère et de son compagnon. Les deux hommes débarquent de la ville pour profiter du bon air frais de la montagne. Le lendemain, la bande d’amis se retrouve au bowling, mais Goran arrive en retard, car il a passé la nuit (au chalet) à picoler et fumer des joints. Ah, sacré Goran, tu n’en rates pas une ! La femme de celui-ci, aveugle (ce détail a son importance pour la suite), n’est pas très contente. Aussi, pour se faire pardonner, Goran accepte de participer à un repas familial chez son beau-père. Il faut dire que le vieux est un sale type, homophobe, qui ne supporte pas l’homosexualité de son fils. La soirée ne se passe pas super bien, forcément, mais Goran semble prendre une claque lorsque sa femme annonce être enceinte. Le père de la jeune épouse est aux anges, il y en a au moins un qui a des couilles (bravo mon Goran, oups, je m’égare), dira-t-il devant son fils et son compagnon. Voilà pour l’ambiance ! Et notre personnage principal (au si magnifique prénom), pourquoi n’est-il pas content ? Tout simplement, car il est persuadé que sa merveilleuse épouse le fait cocu avec son meilleur ami. Pauvre Goran ! Pauvre Goran ! J’en ai le cœur noué, si vous saviez. En plus, ce dernier se voit offrir par beau-papa un poste dans son usine. Goran se sent pris au piège. Pauvre Goran ! Puis, quelques jours après, c’est l’anniversaire de notre époustouflant héros (au si magnifique prénom, dans lequel il faut prononcer toutes les lettres, oui, oui). Ce dernier, pense que sa femme va rejoindre son amant (à Split) alors qu’elle est en train de préparer, au chalet, une fête surprise. Et là, c’est le drame, car Goran tue, accidentellement, le soi-disant amant. Sa femme est présente, mais elle ne se rend compte de rien, car, rappelez-vous, elle est aveugle. Le couple s’en va en direction du chalet pour la fête d’anniversaire. Tout le monde s’amuse, c’est la fête, la distribution des cadeaux, mais Goran est toujours sous le choc. Le lendemain matin, au réveil, Goran n’est pas remis. Aussi, pour se changer les idées il passe une VHS (les moins de 30 ans, allez voir sur wikipedia pour savoir ce que c’est) sur laquelle il pense trouver un dessin animé… Peut-être un petit Calimero ?  Pauvre Goran !

Finalement, Goran tombe sur une vidéo dans laquelle apparaît sa femme (je vous ai mis une capture d’écran pour mieux comprendre la sympathique position) avec son amant, sauf que celui-ci n’était pas celui qu’il croyait, mais un autre. Goran est bien cocu. Pauvre Goran ! Pauvre Goran ! Si tu savais, j’ai vraiment de la peine pour toi mon Goran. Toujours est-il, que le film bascule une deuxième fois et le dernier quart d’heure devient complètement fou, avec des morts en pagaille, tandis que la belle dort paisiblement dans la chambre. D’ailleurs, en plus d’être aveugle elle porte des boules Quies, c’est le pompon… En fin de compte, Goran reste un film assez plaisant (un peu comme moi), même si ce n’est pas un chef-d’œuvre (là aussi, un peu comme moi) il se laisse regarder (euh, non rien). Aussi, la conclusion, complètement dingue, donne un coup de fouet à l’ensemble. Goran (le film, pas moi, enfin je crois et je l’espère) est une tragi-comédie, c’est un long-métrage qui mélange les genres puisqu’il est dans un premier temps minimaliste, dans sa mise en scène, pour finir par être assez expansif. Enfin, en toile de fond, le film de Nevio Marasovic comporte une petite réflexion sur l’homophobie. Toujours est-il que le long-métrage a reçu deux distinctions au Festival de Pula, c’est l’équivalent du Festival de Cannes, celui du meilleur scénario et celui de la meilleure musique. Pour conclure, même si vous ne verrez probablement jamais ce film, je dois dire que je me suis beaucoup amusé à rédiger cette critique. Pauvre Goran !

Qu’en pensez-vous ? Merci de m’avoir lu.

31 réflexions sur “Goran, de Nevio Marasovic

  1. Ah ah pauvre Goran, qui m’a bien amusé !!! Il me semble que j’aime bien mieux ta chronique que j’aimerais ce film. Ceci dit ça existe des adeptes des fakes-news. Le Goran du film n’est pas non voyant comme sa femme mais, malgré une bonne vue, il ne capte pas grand chose de la réalité, il me semble… L’idée du scénario est presque bonne, reste à voir la réalisation.

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  2. pour le prénom, non mais Goran Ivanisevic (le commentaire ne me laisse pas mettre les accents grrrr) je retente : Goran Ivanišević voilà c’est mieux (il s’est tellement pris la tête avec les arbitres qui inversaient les troisième et quatrième syllables) reste immortel ! je le vois encore pas mal mais oui comme beaucoup de prénoms il a pris un coup de mou.. pour le film, je passe mon tour mais je vois bien le genre 😉

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    1. haha, merci pour ton message, c’était à l’époque mon joueur préféré 🙂 un peu fou fou comme moi 🙂 les moins de 30 me prononce à l’envers 😉 et j’ai trouvé rigolo de le préciser 🙂

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