Un oubli moins profond, de Henri Bosco

Un oubli moins profond, de Henri Bosco (Gallimard) — ISBN-13 : 9782070134342 —  434 pages — 12,20 € — Genre : Souvenirs Souvenirs.

bosco

Aujourd’hui, je vais vous parler du titre (Un oubli moins profond) d’un auteur français que je découvre depuis peu. Je ne sais pas s’il est connu, mais en tout cas, moi, je ne connaissais pas Henri Bosco. Et puis, j’ai entendu parler de ce dernier, de manière assez surprenante. Voilà comment cela s’est passé…

En janvier, pour les 60 ans de la mort d’Albert Camus, il a beaucoup été question de cet écrivain mort prématurément à l’âge de 46 ans. Par conséquent, c’est ainsi que j’ai appris que l’auteur (et prix Nobel de littérature) fut enterré à Lourmarin, c’est-à-dire dans le même cimetière que Henri Bosco. À partir de là, j’ai glané des informations sur Internet pour finir par me procurer « Un oubli moins profond ». Je vous l’accorde, mon histoire n’est pas très passionnante, alors, sans transition, venons-en à celle du livre. De quoi est-il question dans ce dernier ? Tout simplement des souvenirs, la plupart du temps d’enfance, de l’écrivain. D’ailleurs, je l’apprends en préparant cet article, « Un oubli moins profond » est le premier tome d’une série (qui compte je ne sais pas combien de titres) intitulée « Souvenirs ». Ainsi, le livre débute sur l’histoire d’un très jeune garçon (Henri Bosco) qui souhaite ardemment qu’on lui offre un petit cheval en bois. Et puis, les thèmes varient en fonction des souvenirs de l’auteur. Le texte n’est pas chronologique, bien que certaines sujets, comme celui de l’animal tant souhaité, reviennent. Dans ce roman, il est question des petits riens du quotidien, des souvenirs tendres d’un enfant, de la vie de tous les jours en ville, puis à la campagne, de la mère, du père, de la vieille tante, des amis, des sentiments de chacun, mais également de la couleur et de l’odeur de la vie. Tout ce que je viens d’énumérer est perçu par le regard d’un petit garçon dont la naïveté sied à son âge. Bien sûr, comme vous l’aurez compris, cet enfant n’est autre que l’auteur lui-même. Il est difficile d’en dire plus sur ce roman, qui n’en est peut-être pas un, à cause de la variété des souvenirs. Il n’y a pas de grand drame, mais simplement la vie dans tout ce qu’elle a de plus normal.

Elle avait raison. Car jamais pays plat n’est aussi plat que quand il pleut, et jamais pluie n’est aussi pluie qu’en pays plat. Qui ne l’a noté ne sait rien, ni de la pluie ni de la plaine. Encore qu’il y ait, je le reconnais, plaine et plaine. Ainsi la Camargue en est une, mais quels lointains !… Rien ne les coupe. Et c’est la chance des beaux pays plats que rien n’en n’interrompe au loin la platitude, sauf les immenses et mystérieux nuages qui y prennent naissance, mais alors c’est un autre monde qui monte sur la plaine, et qui met tant d’imaginaires pays sur l’horizon, que la plaine bientôt est pareille à la mer et devient à perte de vue comme une étendue chimérique. On n’est plus sur la terre…

J’ai beaucoup aimé ce récit, car j’accorde énormément de place à l’écriture et il faut dire que celle de Henri Bosco est toute en délicatesse, tendresse, douceur. Je ne sais pas si ma comparaison est bonne, mais le ton et l’ambiance m’ont fait penser aux livres de Marcel Pagnol. Cela fait bien longtemps que je n’ai pas lu ce dernier, mais c’est le souvenir que j’en garde. D’ailleurs, c’est la première chose qui m’est venue à l’esprit lorsque j’ai débuté la lecture de ce livre. Par conséquent, j’imagine que si vous aimez Marcel Pagnol, vous apprécierez tout autant Henri Bosco. Ainsi, on ne peut qu’être pénétré par la manière d’écrire de l’auteur qui, de manière simple, réussit à vous envoûter. La nostalgie est présente à chaque instant, mais elle ne reflète pas les regrets d’un passé lointain et à moitié oublié, non, c’est une nostalgie heureuse qui transpire dans ce texte. Je vais conclure en disant que le style de l’écrivain est de toute beauté, il est à la fois simple et d’une grande richesse.

Qu’en pensez-vous ? Merci de m’avoir lu.

31 réflexions sur “Un oubli moins profond, de Henri Bosco

  1. Quand j’étais enfant j’ai adoré « L’enfant et la rivière  » qui était destiné aux enfants, j’ai lu aussi le roman souvenir dont tu parles aujourd’hui mais je l’ai complètement oublié . En revanche je peux encore raconter son livre pour la jeunesse.

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  2. J’aime bien savoir comment les autres découvrent des auteurs ou des livres. Je ne pense pas avoir lu Bosco mais il faisait certainement partie des auteurs dont on nous parlait à l’école (l’Ane Culotte, Le mas Théotime…). Récemment Malicroix a été traduit en anglais pour une maison d’édition prestigieuse, ça m’a donné envie de m’y plonger à mon tour. Heureusement que je sais résister à mes envies.

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  3. Je me souviens qu’on avait parlé de lui au collège, me semble-t-il, mais impossible de me remémorer le titre que j’avais lu. En tout cas, c’est très tentant, et je devine ce que tu veux dire en évoquant Marcel Pagnol.

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  4. Bien sûr, Pagnol et Bosco sont tous les deux des auteurs provençaux donc il y a de points communs forcément ! Mais leur univers me semble très différent. Bosco est assez connu du moins dans ma région en Provence mais étant donné le centralisme parisien, tu sais que les auteurs régionaux sont peu considérés.

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