Ces liens que l’on brise, de Albert Wendt

Ces liens que l’on brise, de Albert Wendt (Au vent des iles) — ISBN-13 : 9782367341958 —  432 pages — 23 € — Genre : Retourner aux sources.

wendt

C’est la première fois que (sur mon blog) je vais vous parler d’un livre qui nous vient d’Océanie. D’ailleurs, pour être plus précis, Albert Wendt l’auteur de « Ces liens que l’on brise » est originaire des îles Samoa, c’est un État indépendant de Polynésie occidentale qui se trouve dans la région du Pacifique sud, mais venons-en à l’essentiel, car je ne suis pas là pour vous faire un cours de géographie…

Le début du roman se concentre sur l’histoire de Daniel, ce dernier a quitté la Nouvelle-Zélande et sa petite communauté samoane pour venir s’installer à Hawaï, afin d’oublier son divorce et un passé qu’il aimerait laisser loin derrière lui, mais qui vont finir par le rattraper. En effet, Daniel (professeur de lettres et poète) va un jour recevoir l’appel téléphonique d’un connu qui va lui annoncer la mort de son ami Aaron. Par conséquent, c’est ainsi que Daniel se voit obligé de retourner dans son pays, celui dans lequel il a passé toute son enfance, afin de s’occuper de l’enterrement (et de l’exécution testamentaire) de son ami Aaron comme celui-ci l’a souhaité avant de mourir. Daniel ne veut pas retourner sur les lieux de sa jeunesse, mais il est tenu par une promesse, celle d’être toujours présent pour son Aaron lorsque celui-ci aura besoin de lui. Petit à petit, nous découvrons le passé de Daniel qui a fait partie d’une tribu qui se considère comme une famille, c’est-à-dire un whãnau composé de cinq membres : Daniel, Aaron, Paul, Keith et Mere. Cette dernière est un peu la chef du groupe, la meneuse charismatique et protectrice. Toujours est-il qu’il s’agit là d’un groupe extrêmement soudé dont les membres se considèrent comme frères et sœurs. Cependant, la suite de ce roman ce n’est pas seulement un voyage vers le passé, c’est aussi un face-à-face avec le présent, car Daniel va découvrir la vraie vie d’Aaron et surtout les véritables raisons du décès de son ami. Certes, Aaron a été assassiné, mais Daniel ne sait pas pourquoi, ni même par qui… Et que faire de l’assassin si l’identité de celui-ci est découverte ? Le livrer à la police ou bien se venger ?

Il repose sur le dos dans son lit. Tout est d’un blanc phosphorescent : même la pile d’oreillers au pied du lit derrière lequel se dresse la femme en pyjama de soie blanche. De nouveau la peur lui serre les entrailles ; il voit son ventre nu secoué de spasmes et il espère qu’il rêve en fixant du regard le mince visage de la femme, ses yeux bleu-vert qui le toisent, ses yeux d’une profondeur effrayante comme le Pacifique, puis en glissant de son visage à son épaule droite, en descendant le long de son bras jusqu’à sa main braquée sur lui, un pistolet noir serré entre ses longs doigts.

Comment j’en suis venu à lire ce livre ? Tout simplement en regardant la coupe du monde de rugby qui s’est déroulée au Japon, ce n’est pas un sport que je connais beaucoup, mais j’avais trouvé l’équipe du Samoa très vaillante. Aussi, c’est ce qui m’a donné envie de lire un de leur auteur, je n’étais pas sûr qu’il y en avait de traduits en français et puis finalement, c’était le cas. D’ailleurs, qu’est-ce que j’ai pensé de ce roman d’Albert Wendt ? J’ai beaucoup aimé, car il est marqué par une forme de nostalgie et de mélancolie, car les sujets sont l’amitié et le passé douloureux, mais l’histoire est contée de manière très fine, c’est vraiment très bien écrit, ce récit ne compte pas une once de pathos. De plus, ce que j’aime avec ce type de romans (qui nous vient d’une région du monde que l’on ne connaît pas), c’est qu’ils me permettent de découvrir un peu une culture qui m’est complètement inconnue. Aussi, comme dans le roman il est également question de la communauté samoane, j’ai été servi. Au final, j’ai fait une très belle lecture et je ne peux que vous conseiller ce livre.

Qu’en pensez-vous ? Merci de m’avoir lu.

23 réflexions sur “Ces liens que l’on brise, de Albert Wendt

  1. Totalement d’accord avec le côté intriguant de cette culture qui m’est tout à fait inconnue. Mais il est vrai que la trame en elle même de ce livre m’attire assez peu.
    Sinon, j’ai bien ri, des fans de rugby j’en connais quelques uns (Toulouse) ça ne leur viendrait même pas à l’idée de regarder où c’est sur une carte… Et encore moins d’en lire ! Ahaha

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  2. C’est un livre que j’ai noté il y a quelques semaines. Pas après en avoir discuté avec un joueur de rugby 😀 mais le livre a été mis en avant dans une librairie suisse. Et tu confirmes !

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  3. Sympa de voir que le rugby mène à la littérature :-). Le passé douloureux, c’est aussi l’un des thèmes que l’on retrouve dans « Le jour des morts » de Nooteboom. J’espère que tu as aussi aimé ce titre (en tout cas plus que moi qui suis un peu passé à côté…). En tout, pas besoin de mon côté de noter « Ces liens que l’on brise », car Eva l’a déjà fait !!

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