La littérature indienne à l’honneur

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Le monde de la culture a été profondément affecté par la crise liée au Covid 19 en cours depuis le mois de mars. Premier symbole d’une longue liste d’événements annulés, le Salon du Livre Paris 2020 devait cette année mettre en avant la littérature indienne : une occasion manquée de découvrir de nombreux auteurs et titres de ce pays. Mais rien n’est perdu, surtout pour tous ceux qui nous suivent, car c’est là que nous entrons en jeu avec Eva et Patrice (toujours eux !) et nos merveilleuses idées (toujours elles !). En effet, nous vous proposons de consacrer un week-end de lecture à cette littérature indienne en guise de rattrapage, …

La question qui vous brûle les lèvres est sûrement de savoir comment y participer. Et bien, figurez-vous que le principe est très simple :

  • choisissez un ou plusieurs titres d’auteurs indiens
  • publiez la ou les chroniques durant le week-end rallongé du jeudi 3 au dimanche 6 septembre (à l’image de celui du salon du livre)
  • faites en mention sur notre blog en bas de cet article ou chez Goran, afin que nous puissions faire profiter chacun des idées de lecture.

Même si la littérature indienne est riche, elle n’est pas tellement représentée sur les différents blogs (mis à part quelques exemples notoires). Aussi, nous souhaiterions vous donner quelques pistes de lecture ci-dessous (attention, la liste est loin d’être exhaustive !)*

À l’heure où les librairies vont rouvrir, c’est d’ailleurs une façon intelligente de soutenir leur reprise d’activité (et de dépenser votre argent) !

Kabuliwallah, de Rabindranath Tagore
« 22 nouvelles qui sont l’occasion de mettre en valeur le talent du prix Nobel de littérature pour capter des instants de vie qui en disent long sur les conditions sociales des Indiens en ce début de siècle »Lecturissime

Compartiment pour dames, d’Anita Nair
« C’est un livre qui ouvre les yeux sur la condition de la femme en dehors des pays occidentaux. (…) J’ai beaucoup aimé ce roman car il est à la croisée du reportage sur la vie des femmes en Inde et du récit de voyage »La tête en claire

L’Illusionniste, de Hari Kunzru
« Ce roman épique, qui retrace l’odyssée d’un jeune garçon en quête d’identité, fait voyager le lecteur des rues d’Agra aux basfonds de Bombay, en passant par les collèges d’Oxford et l’Afrique occidentale. » (Quatrième de couverture)

Un garçon convenable, de Vikram Setz
« Plus j’avançais plus j’étais prise comme j’ai remarqué que c’est souvent le cas dans les (bons) romans fleuves. On peut y entrer avec un peu de réticences à cause du volume puis, à force de fréquenter les personnages on s’y attache et on a aussi du mal à les quitter à la fin.Mon biblioblog

La mère du 1084, de Masasweta Devi
« La mère de 1084″ est un poignant témoignage d’une mère qui souffre en silence, sans larmes et n’ayant aucune épaule sur laquelle pleurer, car la seule épaule qu’elle avait, était celle de son fils. (…) …se lit en un seul trait, l’écriture est juste, fluide, captivante et imagée »Atavi

Le grand roman indien, de Shashi Tharoor
« Un torrent de rire et de sang, de fureur et de sensualité, une parodie étonnante, un conte à tiroirs, à double, à triple entrée où nous nous perdons plus encore que nous le supposons (…) Un récit d’une richesse et d’une verve exceptionnelles. »Papiers d’arpèges

Un océan de pavots, d’Amitav Ghosh
« Passionnant, coloré, épicé, porteur des senteurs de l’Inde, ce roman vous emporte de la première à la dernière page. »A sauts et à gambades

Le Dieu des petits riens, d’Arundhati Roy
Booker Prize 1997
« Ce livre m’a donnée envie d’en découvrir plus sur ce foyer de civilisations qui compte parmi les plus anciens du monde. Il est émouvant, envoûtant, poétique… »Charthémiss

L’équilibre du monde, de Rohinton Mistry
« Rohinton Mistry nous mène du rire aux larmes, nous passionnant pour le destin non seulement de ses quatre principaux personnages, mais aussi pour la cohorte de ceux qui peuplent son univers grouillant et inoubliable… »Ingannmic

Le professeur d’anglais, de Rasipuram-Krishnaswami Narayan
« Le professeur d’anglais » est un roman à découvrir. Narayan est un auteur qui n’hésite pas à toucher à la complexité du réel en reprenant le motif du renoncement, idéal spirituel indien. Dans ce roman, nous découvrons une fois de plus son énorme talent. »Atasi

Les enfants de minuit, de Salmar Rushdie
Booker Prize 1981
« Ce roman est, en définitive, grandiose. On l’appréciera d’autant mieux que l’on aura compris le projet de Rushdie, à savoir présenter l’évolution politique de l’Inde à travers la vie de son narrateur »Thé toi et lis !

La vingtième épouse, d’Indu Sundaresan
« Indu Sundaresan déroule une épopée fastueuse où revit la splendeur de l’empire moghol. » (Quatrième de couverture)

 

Le trône du paon, de Sujit Saraf
« Plonger dans les 800 pages du Trône du paon est une aventure passionnante. Sujit Saraf a du souffle, de l’imagination, des qualités que l’on voudrait trouver plus souvent dans la littérature française contemporaine, qui à côté, paraît bien anémique. »La route des livres

La vengeance du carnivore, d’Upamanyu Chatterjee
« La Vengeance du carnivore » est un véritable joyau. Un thriller psychologique qui sait tenir son lecteur en haleine de la première à la dernière page. A lire absolument. »Atasi

La nuit de l’indigo, de Satyajit Ray
« En lisant ces contes où le surnaturel et le fantastique affleurent, le lecteur est porté au comble, d’un véritable émerveillement. Celui que l’on a connu dans l’enfance et que l’on désespérait de jamais retrouver. Le voici. » (Quatrième de couverture)

 

Devdas, de Sarat Chandra Chatterjee
« Devdas est un roman court (moins de 200 pages) et, alors que je ne suis pas nécessairement un lecteur pressé, je l’ai dévoré en quelques heures. La raison en est sans doute le talent de conteur de Chatterjee, qui pose les situations et dépeint les caractères avec une grande économie de mots et une sorte de sens de l’épure qui renforcent beaucoup le suspens dramatique »Les festins de Pierre

A très bientôt pour ce week-end indien !

Bonnes lectures.

Goran, Eva & Patrice

*Comme vous pouvez le constatez, il y dans cette liste des « pavés ». Si vous en lisez, vous pouvez faire d’une pierre deux coups en participant au défi « Pavévasion » organisé par Sur mes brizées.

30 réflexions sur “La littérature indienne à l’honneur

  1. Vous vous y prenez en avance, et c’est mieux, parce que là, pour les médiathèques, ça va être coton pour un peu de temps. Ne parle pas de librairies, à moins de 20 km y’en a pas. Ou alors si c’est pour acheter un Marc Lévy en poche..;

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