L’Héritage des 500 000, de Toshiro Mifune

L’Héritage des 500 000, de Toshiro Mifune — Japon 1963 — Genre : L’or du malheur.

faaaaa

Il y a quinze jours, je vous ai parlé d’un livre japonais. Aujourd’hui, nous restons dans le même pays, sauf que cette fois-ci il va être question d’un film (L’Héritage des 500 000) réalisé en 1963, par Toshiro Mifune.

Je connaissais l’acteur Toshiro Mifune, ce qui est tout à fait normal pour quelqu’un qui s’intéresse au cinéma nippon, car celui-ci a tout de même joué dans environ 150 films que je suis loin d’avoir tous vus, mais je dois avouer que je ne savais pas que Toshiro Mifune avait aussi été réalisateur, ce que l’on peut comprendre, car celui-ci n’a qu’un long-métrage à son actif. Et vous en avez de la chance, car je vais vous parler de l’unique film réalisé par cet immense acteur japonais qu’est Toshiro Mifune. Sans transition, voici l’histoire du film. Ainsi, le film débute par une sorte d’introduction, c’est la fin de la Seconde Guerre mondiale et l’armée japonaise, aux Philippines, est complètement à la déroute. Les soldats japonais sont abandonnés à leur triste sort. Aussi, les pièces d’or, reçues du Japon pour subvenir aux besoins de l’armée impériale du pays du Soleil-Levant, ne servent plus à grand-chose. Par conséquent, avant de tomber, les soldats japonais enterrent le trésor quelque part dans les montagnes, à côté d’une rivière, au nord de Manille. Une quinzaine d’années plus tard les pièces d’or enterrées, qui sont surnommées les Ronds du Bonheur, ne sont pas tombées dans l’oubli puisque le patron d’entreprise Mitsura Gunji (mais également mafieux) entend parler de cette histoire. Celui-ci ne connaît pas l’emplacement du trésor, mais il sait qui sait, Takeichi Matsuo, un ancien commandant de l’armée japonaise – et nouveau cadre dans une petite entreprise qui ne connaît pas la crise (en fait, je n’en sais rien, mais je voulais faire le jeu de mots)-, est alors forcé (sous peine de voir sa fille agressée) à se joindre aux malfrats afin de les mener à l’or. Cependant, une fois de retour aux Philippines Takeichi Matsuo (pensif) n’aura qu’une idée en tête, à savoir récupérer les pièces d’or afin de les redistribuer aux familles des 500 000 hommes morts au combat dans ce pays lointain, mais Takeichi Matsuo devra composer avec tout le groupe qui le garde à l’oeil, un groupe d’hommes qui pour la plupart ne rêvent que de fortune et qui se foutent de la veuve et de l’orphelin…

1208306-l-heritage-des-500000

Je voudrais commencer par dire que le film est bien plus complexe et bien plus intrigant que je viens de le décrire, car d’autres protagonistes interviennent, mais comme toujours je préfère ne pas trop en dire pour ne pas vous gâcher le plaisir si un jour vous décidez de voir cet excellent film. Le long-métrage de Toshiro Mifune traite de plusieurs thèmes et de façon fort subtile, jamais manichéenne, mais de manière interrogative qui pousse à la réflexion. J’ai trouvé le jeu des acteurs extrêmement juste, c’est très dans le style des films japonais de l’époque et je pense notamment à Barberousse, car j’ai revu ce dernier peu de temps après celui dont il est question aujourd’hui. Mais je m’égare, revenons aux thèmes du long-métrage de Toshiro Mifune. Ainsi, celui-ci interroge sur l’homme et sa bestialité, mais également sa bonté et sa générosité, le film parle d’espoir et de folie, de la jalousie et de l’amour, mais également de la trahison et de la déraison, des atrocités la guerre et de la Patrie. En effet, il y a tout cela dans ce film qui ne dure pourtant qu’une heure et demie. L’Héritage des 500 000, de Toshiro Mifune est un long-métrage rempli d’espoir, mais en fin de compte complètement désespéré et d’une énorme noirceur. Je me demande bien pourquoi Toshiro Mifune n’a pas d’autres réalisations à son actif, car son film est une belle réussite, c’est vraiment dommage que celui qui est surtout connu pour être un formidable acteur n’ait pas un peu plus poussé sa carrière vers la réalisation, mais maintenant c’est trop tard…

Qu’en pensez-vous ? Merci de m’avoir lu.

13 réflexions sur “L’Héritage des 500 000, de Toshiro Mifune

  1. J’adore cet acteur que j’ai surtout vu dans les films d’Akira Kurosawa dont je suis fan. C’est dans les années 60 qu’il a joué ses meilleurs rôles, il était alors à bonne école avec cet immense réalisateur. Je ne savais pas qu’il avait réalisé un film. Intéressant… Je vais essayer de le voir. Merci Goran et belle journée.

    Aimé par 1 personne

  2. Je n’ai jamais vu ce film, mais je le note. Je suis en effet en train de regarder des films japonais, par ordre chronologique (j’aime ça, ça permet de voir les évolutions) mais je ne suis pas encore très loin. J’ai commencé en 1945, et je suis à 1951. Je ne regarde pas tout (c’est impossible), je suis guidée par ce qui existe en dvd à ma médiathèque (j’y travaille, c’est un avantage certain) (et – désolée pour les nombreuses parenthèses – j’habite en Belgique, et donc les médiathèques ne possèdent pas de livres, juste des cd et dvd).

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s