Les Snopes, de William Faulkner

Les Snopes, de William Faulkner (Gallimard) — ISBN-13 : 9782070783731 —  1260 pages — 29,50 € — Genre : Vie et mort des parasites.

snopes

Aujourd’hui, je vais vous parler d’une trilogie qui me tend les bras depuis de nombreuses années, mais dont je repousse la lecture sans savoir pourquoi exactement. Peut-être à cause de la taille du livre qui compte pas loin de 1200 pages ? Ou bien alors par crainte de me retrouver devant une œuvre trop complexe à aborder ? Toujours est-il que je me suis enfin décidé de vous présenter « Les Snopes », de William Faulkner. De quoi cela parle ? Qu’en ai-je pensé ? C’est ce que nous allons voir tout de suite.

Commençons par un peu d’histoire. Ainsi, c’est en 1940, avec le titre Le Hameau, que William Faulkner débute sa trilogie, pour la conclure, en 1959, avec Le Domaine. Entre les deux, en 1957, il y a eu La Ville. À titre d’information, c’est à chaque fois la date de publication que je donne. Le roman de William Faulkner raconte l’histoire d’une saga familiale et comme dans tout récit de ce genre il y a des familles, sur plusieurs générations, qui s’opposent –  deux dans notre cas -, avec les Snopes d’un côté et les De Spain de l’autre. Le Commandant De Spain est le patriarche de sa famille, il vit dans la ville de Jefferson (dans le Comté imaginaire de Yoknapatawpha) depuis toujours. Ces derniers sont riches et respectés. Ab Snopes vient de s’installer, il est sans argent, fourbe, et bien que fermier, pas très travailleur. Le conflit entre les deux familles commence lorsqu’un Snopes a taché le tapis hors de prix d’un De Spain. Puis, le livre s’intéresse principalement au fils du Commandant et de celui d’Ab que l’auteur nomme respectivement De Spain et Flem. Ce dernier est un arriviste de la pire espèce, fourbe, traître, c’est le genre de personne qui n’hésite pas à enfoncer père et mère pour réussir, pour prendre le pouvoir dans la ville de Jefferson, mais aussi afin d’éliminer toute présence des De Spain de celle-ci. L’autre personnage principal du livre, c’est Ratliff, un homme surprenant qui connaît la ville mieux que quiconque, il sait tout ce qui se passe dans Jefferson, qui y fait quoi, pourquoi et comment. Ratliff devine la nature profonde et malsaine des Snopes, il se méfie d’eux comme de la peste. Pourtant, Ratliff aussi se fera posséder par Flem Snopes.

Ils ne sont pas en face d’un individu, ni même d’une situation : ils sont en train de se casser le nez contre l’une des premières pierres de notre caractère national, dont le premier argument est que la politique et les sièges politiques ne sont pas et ne seront jamais les méthodes et les moyens par lesquels nous pouvons gouverner dans la paix, la dignité, l’honneur et la sécurité, mais au contraire sont un refuge national pour les incapables qui ont échoué dans tous les autres métiers où ils auraient pu gagner leur vie et celle de leur famille, et que nous avons en conséquence à nourrir, à habiller et à loger avec notre porte-monnaie et sur nos ressources personnelles.

Le roman de William Faulkner est vraiment extraordinaire, j’ai eu vraiment du mal à le lâcher tellement j’ai été happé par l’histoire. D’ailleurs, quand j’ai terminé ma lecture, j’ai ressenti comme un vide, une absence, une perte. Certes, ce n’est pas un livre facile à lire, car il contient une ribambelle de personnages (tous répertoriés à la fin de l’ouvrage). Je n’ai pas compté combien il y en avait, mais probablement plus de 50. De plus, le style d’écriture de l’auteur américain est très particulier, car il retranscrit le phrasé de ces personnages, comme celui de Ratliff qui a du mal avec la grammaire. Certaines phrases sont extrêmement longues et alambiquées, mais une fois que l’on est habitué à ce que je viens d’énoncer cela se passe très bien.Toujours est-il que j’ai trouvé ce livre très prenant, surprenant, ce fut un véritable plaisir de lecture.

Qu’en pensez-vous ? Merci de m’avoir lu.

(22 commentaires)

  1. Comme toi, j’ai cette trilogie qui traîne sur mes étagères depuis des années, et même si je suis sûre de l’aimer, je repousse en raison de son volume ! On retrouve le comté de Yoknapatawpha et un des Snopes dans Sartoris, je ne sais pas si tu l’as lu.Ton avis est assez motivant pour que j’envisage de le lire bientôt…

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  2. J’ai comme toi cette trilogie qui traîne sur mes étagères depuis un moment, et j’en repousse a lecture, même si je suis sûre de l’aimer. Bon ton avis me motivera peut-être à l’entamer bientôt…
    Je ne sais pas si tu as lu Sartoris, mais on y retrouve le comté de Yoknapatawpha et un des Snopes..

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  3. Comme le commentaire précédent : n’ayant pas encore lu Faulkner, je ne commencerai par celui-ci, il est autant attirant qu’impressionnant. J’hésite encore entre Le bruit et la fureur et Lumière d’août pour le découvrir.

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  4. je suis happée par des lectures indispensables pour participer au club de lecture et j’en oublie mon envie de retrouver des auteurs anciens qui ont fait mon fond de lecture dans ma jeunesse.
    ET BONNE ANNÉE « deux mille plein de livres »

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