Les Joyeux Compères, de Robert Louis Stevenson

Les Joyeux Compères, de Robert Louis Stevenson (Vagabonde) — ISBN-13 : 9782919067268 —  136 pages — 11,70 € — Genre : Navires en perdition.

joyeux

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un texte (Les Joyeux Compères) de Robert Louis Stevenson, un  auteur que je lis pour la première fois alors qu’il est pourtant considéré comme le maître (incontesté rajoute l’éditeur de ce livre) du roman d’aventure. Venons-en à ma critique…

Lorsqu’on lit le résumé de ce livre, chose que j’ai faite avant de l’acheter, on pense immédiatement à un autre roman de l’auteur écossais, à savoir : « L’île au trésor » (livre que je me suis aussi procuré dans sa nouvelle traduction). Effectivement, dans les deux textes il est question d’une île perdue, d’un océan déchaîné, d’hommes rudes à la recherche d’un trésor. Ici, nous suivons le parcours de Charles, un jeune homme d’origine écossaise venu en vacances chez son oncle. Ce dernier (prénommé Gordon) est un homme endurci par la mer froide et tumultueuse sur laquelle il a toujours vogué. L’oncle de Charles est presque quelqu’un de sauvage, cruel, froid comme l’océan, et dont le dialecte (parfois incompréhensible), pauvre et décousu, trahit sa condition d’un fou en devenir. Un jour le navire de Gordon (avec à son bord ses hommes et son neveu) débarque, à cause d’une mer démontée, tout près de l’île d’Aros. Le lieu est connu pour être redoutable avec les bateaux en perdition. En effet, c’est sur cette île qu’à une époque lointaine l’Espirito Santo (nom du navire du terrible Armada) disparut. Aussi, le jeune Charles décide de retrouver l’épave du jadis flamboyant vaisseau, car à son bord se trouvait un trésor. Par conséquent, c’est cette recherche que nous suivons, celle d’un jeune homme en quête d’aventure et accompagné par des hommes bien plus vieux que lui. Il est difficile d’en dire plus sans trop en dévoiler…

Ce pays n’était pas le mien, car la souche dont je sors appartient sans mélange aux basses terres ; mais un oncle à moi, Gordon Darnaway, après quelques années passées en mer, avait épousé une jeune femme des îles, Mary Maclean, dernière de sa famille, qui, lorsqu’elle mourut, en donnant le jour à une fille, lui laissa la ferme d’Aros. Cette ferme, battue par les flots, ne rapportait à son propriétaire que strictement de quoi vivre. Mon oncle avait toujours été poursuivi par la mauvaise fortune ; ayant désormais à prendre soin d’un enfant, il dit adieu aux aventures, et bon gré mal gré, resta où il était. Des années passèrent sur son isolement, sans apporter avec elles ni joie ni secours. Pendant ce temps, notre famille s’éteignit dans les basses terres. Orphelin, j’étudiais à l’université d’Édimbourg, quand quelques nouvelles qui me concernaient atteignirent le cap de Grisapol et l’oreille de mon oncle.

Si j’ai choisi de découvrir l’auteur écossais Robert Louis Stevenson avec ce roman, c’est parce qu’il ne contient qu’une petite centaine de pages. Je voulais être sûr et certain d’apprécier la plume de l’écrivain avant de poursuivre avec un texte plus fourni. Et je dois dire que je n’ai pas été déçu. Peut-être est-ce dû à la nouvelle traduction de Patrick Reumaux, car il est vrai que le récit est, comme l’indique l’éditeur, rugissant. Le texte est intense, flamboyant, saisissant… L‘effervescence est à chaque instant palpable, la folie des hommes aussi, de même que le lieu sauvage ou bien la mer terrible. L’écrivain maîtrise l’art de la description, mais aussi celui de faire monter la tension. « Les Joyeux Compères », de Robert Louis Stevenson, est un très bon roman, mais aussi une sorte de prélude à l’île au trésor, un texte que j’ai hâte de découvrir. Pour conclure, je tiens à préciser que dans cette édition, le texte est suivi d’un choix de poèmes de l’auteur. J’ai beaucoup aimé…

Qu’en pensez-vous ? Merci de m’avoir lu.

(18 commentaires)

  1. Comme le dit si bien la jolie bouche précédente, me concernant c’est aussi chez le Docteur Jekyll que j’ai fait mon entrée en Stevenson. Puis j’ai lu ses récits de voyage, notamment ceux qui l’ont conduit à descendre les rivières en canoë tout près de chez moi (j’ai même pagayé sur ses traces l’été dernier).
    Le roman que tu décris me fais très envie. Je tâcherai de le découvrir (dans sa nouvelle traduction) à l’occasion d’un de mes prochains périples littéraires. Merci pour ce bon conseil.

    Aimé par 1 personne

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