Harmonium, de Koji Fukuda

Harmonium, de Koji Fukuda — Japon 2016 — Genre : Atavique.

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Je reviens vers vous avec un film japonais. « Harmonium », de Koji Fukuda, a été réalisé en 2016. D’ailleurs, je découvre le réalisateur avec ce long-métrage, car je suis complètement passé à côté de ses deux premiers films, mais je vais très rapidement réparer cette erreur.

Le long-métrage débute sur la scène d’une petite fille qui joue de l’harmonium, elle est filmée de dos. Le son de l’instrument, sans doute car nous n’avons pas l’habitude de l’entendre, interpelle. L’enfant (Hotaru) met en marche son métronome, mais elle est rapidement interrompue par sa mère qui lui demande de venir prendre son petit déjeuner. On découvre une famille traditionnelle japonaise, c’est-à-dire un couple avec un enfant. Le mari (Toshio) est un homme taciturne qui ne parle pas beaucoup, il lit son journal pendant que sa femme (Akié) prépare le petit déjeuner. Très vite on comprend que la vie du couple n’a rien de trépidant. L’homme passe ses journées à travailler dans son atelier, qui se situe dans le garage de sa maison, tandis que la femme s’occupe de son enfant. Un matin, un homme étrange vêtue de blanc (Yasada) vient dans l’atelier de Toshio. On comprend que les deux personnes se connaissent, on ne saisit pas tout, mais l’étrange personnage a besoin d’aide alors Toshio lui offre un travail de même que le gîte et le couvert. De retour à la maison, Akié est mise devant le fait accompli. La mère de famille est gênée, mal à l’aise, mais elle n’ose rien dire. Cependant, petit à petit l’épouse modèle va commencer par apprécier l’intrus, Yasada est un homme calme qui sait jouer de l’harmonium et qui va finir par donner des cours à Hotaru. Tout ce petit monde est heureux. Yasada fait dorénavant partie de la famille, il part même en excursion avec sa dernière. Sauf que l’invité de Toshida va de plus en plus prendre ses aises. Puis, on comprend qu’il existe un terrible secret entre les deux hommes et que ce n’est pas vraiment par amitié, mais plus par crainte, que Yasada s’est fait embaucher. Je ne voudrais pas en dire trop, mais un beau jour c’est le drame et Yasada s’enfuit sans qu’on puisse le retrouver. À partir de là le film faire un bond en avant de huit ans. La famille vit toujours au même endroit. Toshiro travaille comme auparavant dans son atelier. Akié, s’occupe (plus que jamais) de Hotaru. Yasada est toujours recherché. Cependant, un nouveau personnage apparaît, c’est l’apprenti de Toshio, c’est un jeune homme que toute la famille apprécie, car sérieux et dévoué. Sauf qu’un jour Toshio apprend que son employé n’est autre que le fils de Yasada, l’homme qui il y a huit ans commit l’irréparable…

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Contrairement à ce que mon résumé peut laisser croire, « Harmonium », de Koji Fukuda, est un film extrêmement étrange. L’univers de ce long-métrage japonais est sombre, marqué par de nombreux rebondissements, mais aussi par une musicalité et un rythme aussi lents que surprenants et, je dirais même, oppressants. Lorsque l’on découvre Hotaru huit ans après, on a parfois l’impression d’être à la limite du fantastique… Et que dire des actions et réactions des différents personnages ? Il faut dire que le couple a vécu tellement de choses qu’il a du mal à ne pas sombrer. Akié n’est d’ailleurs pas loin de tomber dans la folie. Mais en fin de compte quel est le sujet du film ? Il s’agit avant toutes choses pour le réalisateur Koji Fukuda d’offrir sa vision sur la famille traditionnelle japonaise d’aujourd’hui. Et que dit-il ? Il parle de solitude, de mensonge, de trahison, d’absence de communication, de routine, de mal-être, d’absence de bonheur… Comme vous pouvez le voir, selon Koji Fukuda le cadre familial japonais n’est pas très réjouissant. Mais au final ce cadre est-il très différent de ce que l’on connaît en France et ailleurs dans le monde ? Je ne suis pas certain, car le mensonge, la trahison, la solitude, etc., sont universels.

Qu’en pensez-vous ? Merci de m’avoir lu.

(27 commentaires)

  1. BONNE ANNÉE ! 😀

    Je pensais que tu avais de nouveau disparu !
    Alors je n’ai jamais entendu parler du film ni du réalisateur, je le regarderai si j’ai l’occasion, avec plaisir. Et sinon en regardant un peu plus le créateur j’ai vu l’hospitalité qui doit pas être mal non plus 🙂

    J’aime énormément la fin de ton article, c’est ce qui m’aura convaincu je pense.

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  2. Décidément, nous sommes tous deux à l’heure nippone ! Et on constate qu’à chaque fois, la famille est au cœur du sujet. Ici le traitement relève davantage du thriller si j’ai bien lu. Je me souviens de très bon retours lorsqu’il est sorti, mais je n’ai jamais poussé la curiosité en vidéo. Bon conseil de rattrapage, merci… et bonne année. Sayonara.

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