Le vieux garçon, de Adalbert Stifter

Le vieux garçon, de Adalbert Stifter (Sillage) — ISBN-13 : 9791091896214 — 160 pages — 11,50 € — Genre : Grand voyage.

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On ne change pas une équipe qui gagne, c’est pour cela que je suis de retour avec Marie-Anne du blog « La Bouche à Oreilles » pour une lecture commune. Et qui sait ! Peut-être que notre duo deviendra aussi célèbre que celui composé de Mulder et Scully. Toujours est-il que pour la critique de Marie-Anne, c’est ici.

Mais de quoi allons-nous vous parler aujourd’hui ? Je sais, le suspense est insupportable… « Le vieux garçon » est le titre d’un court roman (d’environ 160 pages) de l’auteur autrichien (né le 23 octobre 1805 à Oberplan, en Bohême, et mort le 28 janvier 1868 à Linz) Adalbert Stifter. Ainsi, dans ce livre nous suivons le parcours d’un jeune orphelin prénommé Victor. Ce dernier n’a plus de parents depuis son plus jeune âge, il ne se souvient d’ailleurs plus d’eux. Victor a un tuteur, mais il a été élevé par une femme pauvre, mais aimante, une femme qui s’est occupée de Victor comme s’il s’agissait de son propre fils. D’ailleurs, les sentiments sont réciproques, car Victor aime celle qui l’a élevé comme sa propre mère. Victor aime aussi la fille de cette dernière comme s’il s’agissait de sa propre sœur et peut-être même plus… Ainsi, dans le premier tiers de ce livre nous apprenons à connaître tout ce petit monde. Les sentiments sont nobles, émouvants, beaux et finalement tristes, car Victor a terminé ses études et un oncle riche, que Victor n’a jamais vu, exige que son neveu vienne le voir avant que celui-ci commence son travail. Aussi, dans le deuxième tiers du livre, c’est le voyage de Victor que nous suivons, car son oncle, un homme reclus sur une île dont il est le seul habitant, a exigé que le jeune homme fasse le parcours à pied. Enfin, dans la troisième partie du livre, c’est un découpage qui n’est pas fait, mais que je fais, Victor apprend à connaître l’homme bourru qui l’a fait venir. Et d’ailleurs, qui est l’oncle de Victor ? Que veut-il à son neveu, lui que tout le monde considère comme froid et sans cœur ? Le vieil oncle est-il seulement ainsi ? Ou bien déjà avant l’ère de Facebook les gens ne sont pas tels qu’ils semblent être (ou bien sembler vouloir se présenter) ? Bien entendu, vous le saurez en lisant ce très bon petit roman que je vous conseille vraiment.

L’oncle avait une bibliothèque, mais on ne lisait plus ici depuis fort longtemps ; aussi tous les ouvrages étaient-ils pleins de poussière et de mites. Il donna la clé de cette pièce à Victor qui s’en réjouit beaucoup. Jamais il n’avait vu une telle collection de livres, si ce n’était à celle de la ville, où il n’avait pas, ce qui va de soi, le droit de fouiller. Il nota par quelle galerie il fallait passer et s’y rendit souvent. Il mit d’abord l’échelle contre les rayons, commença à nettoyer tous les livres, puis il lut, regardant textes et images dans l’ordre où ils tombaient sous sa main ou selon l’attrait qu’ils exerçaient sur lui.

J’ai lu ce livre plusieurs semaines avant de rédiger la critique. Généralement, lorsque je ne révise pas un article peu de temps après ma lecture je suis obligé de passer par une piqûre de rappel en allant lire par exemple la présentation de l’éditeur. Pour « Le vieux garçon », de Adalbert Stifter, je n’ai pas eu besoin de cela, car l’histoire m’a marqué à un point dont je m’en souviens encore très bien, et cela malgré les nombreuses lectures que j’ai effectuées entre temps. Certes, j’ai dû vérifier les prénoms des différents protagonistes, mais j’oublie toujours le prénom de tout le monde… Aussi, le roman de l’auteur autrichien est très facile à lire, mais il est aussi extrêmement prenant, car on a vraiment envie de connaître la suite le plus vite possible. En préparant la rédaction de cet article, j’apprends que l’un de mes écrivains préférés, Thomas Bernhard, détestait Adalbert Stifter, car entre autres il considère que l’œuvre de ce dernier est trop empreinte de bons sentiments. Aussi, ce que dit Thomas Bernhard est vrai, mais une fois de temps en temps lire ce genre d’histoire cela fait du bien…

Qu’en pensez-vous ? Merci de m’avoir lu.

(27 commentaires)

  1. Je ne connais pas du tout non plus. Le début de ton billet m’a fait penser que ce roman n’était pas pour moi (les bons sentiments en littérature, bof…) mais la fin m’a un peu fait changer d’avis, et comme il est court, pourquoi pas ? …

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  2. ‘vy, je m’appelle ‘vy, monsieur Mulder. Bien, comme j’ai du mal avec Thomas Bernhard, ce livre me plaira peut-être, sauf que les bons sentiments ça passent pas trop chez moi. Par contre, ta critique passe très bien. J’ai déjà lu cette de Scully et comme on ne change pas un duo qui gagne comme tu le fais si bien remarquer, vivement votre prochain duo.

    Aimé par 1 personne

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