Le Grand Cercle, de Conrad Aiken

Le Grand Cercle, de Conrad Aiken (La Barque) — ISBN-13 : 9782917504260 — 316 pages — 26 € — Genre : Vers son présent.

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Cela fait plus d’un mois que j’ai lu ce livre alors j’espère que je vais pouvoir en dire quelque chose d’intéressant. Généralement, je rédige une critique, pas très longtemps après ma lecture, lorsque j’ai encore les idées fraîches, c’est pour cela que je préfère vous prévenir que, cette fois-ci, ma critique risque de n’être pas très bonne.

Je vais commencer par dire quelques mots sur l’auteur Conrad Aiken. Aussi, ce dernier est très peu connu en France, et pourtant, il fut l’un des plus grands écrivains de sa génération. D’ailleurs, le poète et romancier américain obtient, en 1930, le Prix Pulitzer de poésie. De plus, Conrad Aiken est aussi connu pour avoir été l’écrivain qui a influencé Malcolm Lowry et comme celui-ci est l’un de mes auteurs préférés, je ne pouvais pas passer à côté de cette nouvelle publication aux éditions « La barque». Ainsi, le livre de Conrad Aiken est composé de quatre grands chapitres constituant un ensemble qui commence dans le présent et qui se poursuit dans le passé, pour finir par former un cercle : « Le grand cercle ». Dans le premier chapitre, Andrew Cather rentre d’un voyage trois jours plus tôt que prévu, car il apprend que sa femme le trompe avec son meilleur ami. Ainsi, le couple retrouvé s’expliquera sur le pourquoi du comment, sur les responsabilités de chacun… Dans le deuxième chapitre, l’auteur nous emmène au bord de la mer, dans une maison de villégiature, un été dans le passé d’Andrew Cather, lorsque celui-ci n’était encore qu’un petit garçon. Puis, dans le troisième chapitre, Andrew Cather videra son sac, ses tripes, en faisant preuve de toute la mauvaise foi qui sied à l’homme qui refuse de reconnaître ses torts. Enfin, dans le dernier et quatrième chapitre, c’est dans cette partie qu’Andrew Cather accepte et mûrit, afin d’enfin devenir un être libre et libéré. Vous l’aurez compris, ce livre c’est l’histoire d’un homme qui connaît des déboires amoureux, mais aussi celle de la psychanalyse d’un personnage principal, Andrew Cather, qui regarde vers le passé afin d’essayer de surpasser son présent et aller de l’avant. « Le Grand Cercle », de Conrad Aiken, est un grand livre.

Je descendis seul à la cabane de jeu, elle était très chaude et sentait le bois neuf, des taons se trouvaient à l’intérieur des moustiquaires, et je pensai que ce serait une bonne occasion de voir si je pouvais enlever le guidon du nouveau vélo Colombia de tante Norah, donc je montai sur la table où nous jouions au Gonko, me hissai en haut de la cloison de bois, et me laissai tomber dans le hangar à vélo. Cette histoire de sieste après déjeuner. Cette histoire de hamac.

Alors certes, l’histoire du livre (telle que je viens de vous la raconter) peut sembler banale, peu attrayante, et encore moins engageante, mais il faut savoir que celle-ci est portée par une écriture magistrale. Aussi, c’est le style de l’écrivain qui fait toute la différence et celui de Conrad Aiken est d’une richesse incroyable. Par conséquent, dans ce livre, il y a du tragi-comique, du mélodramatique, mais aussi de l’émotion, du dramatique et une sensation de nostalgie qui se dégage (dans le second chapitre). Par exemple, le premier chapitre est rédigé dans un style nerveux, quasi chaotique, presque hystérique. On a vraiment l’impression d’être dans la même pièce que ce couple qui s’explique. Le deuxième chapitre, lui, comme je le disais est empreint de nostalgie et de douceur, c’est peut-être la partie que j’ai préférée. Je ne voudrais pas en dire trop… Pour conclure, je tiens à dire que le texte de Conrad Aiken, comme nous le rappelle l’éditeur, s’inspire des grands classiques (Melville, Poe, Shakespeare, Dante, Milton, Michel-Ange), mais aussi des genres populaires (Krazy Kat et Félix le Chat).

Qu’en pensez-vous ? Merci de m’avoir lu.

(12 commentaires)

  1. Je pense que cet auteur est un peu oublié (je ne le connaissais pas, mais cela ne veut pas dire grand chose) et que c’est dommage. J’ai beaucoup aimé Macolm Lowry qui n’est pas facile à lire.

    Aimé par 1 personne

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