Une histoire de la médecine ou le souffle d’Hippocrate, de Jean Claude Ameisen, Patrick Berche, Yvan Brohard, Axel Kahn

Une histoire de la médecine ou le souffle d’Hippocrate, de Jean Claude Ameisen, Patrick Berche, Yvan Brohard, Axel Kahn (La Martinière) — ISBN-13 : 9782732441160 — 224 pages — 35,5 € — Genre : Phlébotomique.

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J’ai toujours eu envie de lire une histoire de la médecine. En effet, cet univers m’intéresse, je le trouve fascinant… Aussi, j’ai voulu comprendre comment la médecine est née et a évolué. Qu’ai-je pensé de cet essai ? Ai-je choisi le bon ? C’est ce que nous allons voir tout de suite…

Lorsque je suis à la recherche d’un livre d’histoire sur tel ou tel sujet, j’ai toujours du mal à décider lequel je vais acheter. Effectivement, la plupart du temps, les essais ne sont que très peu critiqués et lorsqu’ils le sont, c’est de manière trop succincte à mon goût. Il en a été de même pour ce livre d’histoire sur la médecine. Cependant, je me suis malgré tout décidé à acheter cet essai édité aux éditions de la Martinière. Ainsi, « une histoire de la médecine ou le souffle d’Hippocrate » est un livre collectif et pour lequel ont participé trois médecins français de renom (Jean Claude Ameisen, Patrick Berche, Axel Kahn) et un historien d’art (Yvan Brohard). Divisé en trois grandes parties : « la découverte du corps humain », « la découverte du monde vivant invisible », « l’univers intérieur : le monde de l’esprit », cet ouvrage collectif s’attache à montrer l’évolution de la médecine de l’Antiquité à nos jours. Pour résumer le livre : au départ, il y a eu des gens, aux capacités considérées comme divines, qui guérissaient les maux de leurs concitoyens. Puis, les connaissances médicales ont évolué à l’aide d’hommes et de femmes curieux, parfois ralentis par la pression religieuse. Aussi, comme pour toutes les évolutions technologiques, certaines découvertes ont permis de faire évoluer la médecine de manière significative. Par exemple, il y a eu la compréhension du système sanguin, mais aussi des microbes, etc.

La médecine – l’art de soigner et de guérir – est né au néolithique dans les villages d’éleveurs et d’agriculteurs, qu’il découvrent l’écriture. Pour améliorer la pratique médicale, il faut connaître le corps mystérieux, son « anatomie » – mot qui signifie « ouverture de bas en haut des cavités du corps ». La première approche, et longtemps la seule, sera d’étudier par analogie le corps des animaux.

Cet essai, entrecoupé d’anecdotes, de biographies, d’explications sur certaines maladies comme la peste, est extrêmement bien construit. Il s’agit d’un livre d’histoire riche en informations, mais aussi en reproduction d’images. Cependant, et malgré tout ce que je viens de dire, « une histoire de la médecine ou le souffle d’Hippocrate » est un livre de vulgarisation qui est parfait pour commencer, mais qui ne va pas au fond du sujet. De plus, certains éléments sont totalement mis de côté. Par exemple, il est question de l’apport occidental et arabe à l’évolution des connaissances médicales. On comprend très bien que l’échange entre les peuples, aidés en cela par l’imprimerie, a permis à la médecine d’évoluer, mais il n’est par exemple jamais question de l’Asie ou plus précisément de la Chine. De plus, la partie sur la médecine contemporaine est un peu décevante, elle s’arrête avec l’arrivée des médicaments. Le sujet est trop rapidement traité. J’aurais aimé que les auteurs abordent la question de la robotique, mais aussi que ces derniers se projettent dans l’avenir et nous explique ce que l’on peut espérer des recherches actuelles. Cependant, ce livre est très intéressant, il est à la fois accessible et passionnant, c’est un ouvrage qui conviendra à tous ceux et celles qui cherchent un livre de vulgarisation. Pour les lecteurs plus exigeants, il faudra compléter cette lecture par un autre essai. Mais lequel ? J’hésite entre deux titres : « Histoire de la médecine : De l’Antiquité à nos jours », de Roger Dachez et « Histoire de la médecine », de Philippe Hecketsweiler. Je suis ouvert à toutes suggestions.

Qu’en pensez-vous ? Merci de m’avoir lu.

(20 commentaires)

  1. J’aime bien ces associations d’auteurs d’horizons différents en matière d’essais, même si, comme tu le soulignes, ce peut être restrictif. C’est bien de ne pas avoir oublié l’art, la transgression par les artistes de ce qui deviendra l’autopsie et qui révolutionnera la médecine. Bien que travaillant dans ce domaine, désolée, pas de suggestions.
    Si je ne dénigre ni ne conteste les progrès techniques, j’apprécie moyennement l’évolution mercantile de la médecines et l’approche humaine qui va s’appauvrissant à mesure que l’intérêt financier augmente. Je me demandais si l’oubli de la médecine chinoise est fortuit ou pas, il ne fait pas bon actuellement sortie de la doxa, comme le prouve tous les projets dans l’air visant à pénaliser les médecines alternatives, le dernier en date étant de vouloir dérembourser l’homéopathie. Le fric, le pouvoir, le fric, le pouvoir, toujours la même chanson. Hippocrate ne souffle plus beaucoup hélas. Je crois que c’est en Chine qu’à une époque on ne payait le médecin que s’il guérissait son patient….
    Désolée d’avoir été si longue, je me laisse emportée !

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    1. Aucun problème, tu peux te lâcher 🙂 pour le livre, je ne pense pas que cela soit ça, je pense juste que les auteurs ce sont concentrés sur le continent européen et par la même occasion à tout ce qui gravite autour…

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  2. je lis peu d’essais ce sont souvent les romans qui me permettent de mieux comprendre le passé. J’ai lu quelques romans où on traitait de la médecine et ils m’ont fait plus réfléchir que des essais. Par exemple « réparer les vivants » m’a hanté à propos du don d’organe. Pour la psychiatrie j’en ai lu beaucoup aussi,je ne citerai qu e’l’enfant bleu » de Bauchau . Enfin un roman que j’ai beaucoup aimé « les trois saisons de la rage » de Victor cohen Hadra en dit beaucoup sur les pratiques médicales du siècle dernier.

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  3. Je n’ai pas vraiment de conseil pour ce thème si précis, mais j’ai compris, par expérience, qu’il y a diverses manières d’écrire l’histoire. Dans le passé, et souvent dans le domaine francophone, c’est fréquemment de la recherche pure et dure, sans la moindre intention d’attirer un lecteur non spécialiste. Je me rends compte que du coup, je me tourne souvent vers le monde anglophone qui a un côté bien plus moderne dans son écriture de l’histoire. Et certains sont même traduits en français.
    (j’ai plusieurs blogs – et mon profil renvoie donc à l’un d’entre eux, pas spécialement celui que tu as déjà visité 😉 )

    Aimé par 1 personne

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