Lettres d’Angleterre, de Karel Capek

Lettres d’Angleterre, de Karel Capek (La Baconnière) — ISBN-13 : 9782940431786 — 171 pages — 12 € — Genre : Faire une petite balade. ✮✮✮✮

karelc

Lorsque Ibolya Virág, traductrice et éditrice chez La baconnière, m’a proposé de me faire parvenir la réédition d’un livre de Karel Capek, un auteur tchèque que j’apprécie tout particulièrement, je n’ai pas hésité un instant. De plus, je possède quasiment l’intégrale de la collection Ibolya Virág (il s’agit d’une collection qui souhaite mettre en avant des chefs d’œuvres littéraires d’Europe centrale). Aussi, il me fallait cette dernière réédition.

Karel Capek, l’un des plus grands écrivains tchèques et aussi l’un des plus traduits dans le monde, n’est pas seulement un conteur d’histoire de science-fiction. Loin de là ! L’auteur, qui popularisa le terme robot (inventé par son frère) grâce à sa pièce de théâtre : « R. U. R. », a aussi écrit dans d’autres genres que celui de la science-fiction. Aussi, c’est d’un livre de voyage dont je vais vous parler aujourd’hui, un livre dont le titre est : « Lettres d’Angleterre ». D’ailleurs, l’ouvrage aurait pu s’appeler : « Lettres du Royaume-Uni » (je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas d’une liberté prise par le traducteur), car l’auteur tchèque ne se contente pas de visiter l’Angleterre, mais bel et bien les autres régions environnantes, tel le pays de Galles, l’Écosse, etc. Effectivement, c’est en 1920 que Karel Capek décida d’entreprendre quelques voyages en Europe et visita entre autres choses l’Italie et le Royaume-Uni. Ce dernier pays lui donnera envie de rédiger (en 1923) un récit de voyage. Un voyage qui n’est pas terminé puisque nous voici aujourd’hui (en 2017) à en parler sur mon blog. Ainsi, dans ce carnet de voyage, Karel Capek passe au crible, dans un premier temps, l’Angleterre, puis, comme je le disais un peu plus haut, les autres régions. Par conséquent, on retrouve un homme curieux, heureux de découvrir et de nous retranscrire ce qu’il voit, ce qu’il ressent, et ce qu’il sent. Effectivement, dans un petit paragraphe, l’auteur tchèque parle des odeurs si caractéristiques à chaque pays. Bien entendu, le sujet n’est pas là, mais bel et bien dans les us et coutumes des Britanniques, mais aussi dans la description des paysages et des villes qu’il visite. Les dimanches sont si ennuyeux, certains quartiers sont vraiment très pauvres, d’autres sont si peuplées et encore d’autres paysages sont tellement beaux, etc. De plus, l’auteur accompagne son récit de voyage de nombreux dessins, croquis, fort sympathique (au demeurant), et grâce auxquels on peut avoir une idée un peu plus juste, peut-être, de ce que le romancier (devenu touriste) voit.

J’ai pu aussi croquer un couple d’Écossais, l’homme et la femme. Les Écossais sont pour la plupart des gens trapus, aux joues florissante et aux fortes nuques ; ils ont beaucoup d’enfants et d’antiques et sympathiques noms de clans. Leurs jupes ou kilts, ils ne les portent qu’à l’armée ou lorsqu’ils jouent de la cornemuse.

Aussi, comme je le disais un peu plus tôt, l’auteur est heureux d’être là où il est, de voir ce qu’il voit, de vivre à ce qu’il vit, de sentir ce qu’il sent, d’entendre ce qu’il entend, c’est un homme curieux et intéressé que l’on découvre, mais aussi un homme qui parfois s’ennuie de son pays : la Tchéquie ou plutôt devrais-je dire la Tchécoslovaquie, car à l’époque c’était la Tchécoslovaquie. Toujours est-il que le ton de l’écrivain, tout du long de ce récit de voyage, est drôle, caustique, vif, piquant. Le propos est servi par le ton et ainsi de suite. L’auteur est drôle, il ne manque pas d’humour et encore moins d’intelligence. Vraiment, j’ai passé un bon moment. Les chapitres s’enchaînent très vite, on n’a pas le temps de s’ennuyer. De plus, on est surpris aussi (parfois) de trouver des descriptions qui pourraient correspondre à l’Angleterre d’aujourd’hui, comme si finalement peu de choses changent. « Lettres d’Angleterre » est un livre qui permet de découvrir le Royaume-Uni de 1923, mais aussi de mieux connaître un auteur tchèque (dans un autre registre que celui de la science-fiction). Je conclus en remerciant Ibolya Virág de m’avoir fait parvenir ce livre, un livre que j’ai pu découvrir en avant-première. Merci.

Qu’en pensez-vous ? Merci de m’avoir lu.

(19 commentaires)

  1. Je ne connaissais pas du tout ce livre de l’auteur, merci de me l’avoir fait découvrir. J’avais eu beaucoup de plaisir en son temps à découvrir L’année du jardinier (dans lequel, là aussi, il faisait preuve de beaucoup d’humour), ou encore Entretiens avec T.G. Masaryk. Je vais me renseigner sur la maison d’édition Ibolya Virág, je sens que de belles découvertes nous attendent, mon épouse et moi !

    Aimé par 2 people

  2. Je rapproche ce livre de celui de Anton Tchekhov : des récits de voyages dans des régions délaissées par le « grand tour », avec une volonté très xviiie de saisir l’âme d’un peuple dans sa relation à l’espace.

    Aimé par 1 personne

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