Nitro Mountain, de Lee Clay Johnston

Nitro Mountain, de Lee Clay Johnston (Fayard) — ISBN-13 : 9782213701400 — 300 pages — 20,90 € — Genre : #MRL17. ✮✮✮✮✮

nitro

Me voici de retour pour les matches de la rentrée littéraire organisée par le site PriceMinister. Comme l’an dernier, c’est Mokamilla (la toujours aussi talentueuse, gentille et charmante) du blog aumilieudeslivres qui m’a parrainé. Aussi, je profite de ces quelques lignes de présentation pour la remercier.

Ainsi, comme l’an dernier, j’ai été sélectionné pour rédiger la critique sur le premier livre d’un jeune écrivain américain. Effectivement, « Nitro Mountain » est le premier roman rédigé par Lee Clay Johnston. Mais de quoi celui-ci parle-t-il ? C’est ce que nous allons voir tout de suite… Léon est un pauvre bougre qui vivote grâce à la musique. Effectivement, Léon est bassiste dans un groupe de country. Cependant, Léon a du mal à s’en sortir, il se fait même larguer par sa petite amie Jennifer. Par conséquent, le pauvre Léon doit retourner vivre chez ses parents afin de ne pas finir à la rue. De plus, pour ne rien arranger, Léon se fracture le bras, et malgré de gros efforts Léon devra renoncer à faire une tournée avec son groupe de musiques. Malheureusement pour Léon, son bras cassé ne lui fera pas seulement abandonner la musique pour un temps, mais lui fera faire aussi de mauvaises rencontres comme Arnett, le nouveau copain de Jennifer, fou furieux drogué, mais aussi Turner, le policier déchu à la gâchette (d’un genre spécial) facile. Dès le début du texte, le décor est planté, et l’on comprend très vite que l’univers que va nous décrire l’auteur américain est celui des marginaux, des pauvres gens, et qui est à mille lieues des strass et des paillettes du rêve américain. En effet, c’est plutôt le cauchemar américain que nous montre Lee Clay Johnston. D’ailleurs, l’action du livre se déroule dans une ancienne région minière, aujourd’hui abandonnée de tous, il s’agit d’un « no man’s land de l’aide sociale » et dans lequel la misère, l’alcool et la drogue règnent en maître. Je vais m’arrêter ici en ce qui concerne ma description du livre, car sinon je risquerais de trop en dire…

Le barman a versé du Whisky, de la bière et du jus de saumure de piments jalapeno dans un bocal bleu. Il a mélangé avec une paille à soda, a placé le bocal devant moi, puis a complété le tout avec un soupçon de bourbon dans le couvercle retourné du bocal.
 » Tu bois la moitié, a dit le type. Après ça, tu siffles l’alcool fort. Et ensuite… » Il s’est interrompu, a regardé le mur de bouteilles derrière le bar. Il a écarté le petit doigt et le pouce et, avec les trois doigts bagués du milieu, s’est gratté le tatouage sur sa gorge. Un petit avion fait de canettes de bière était suspendu au plafond par du fil de pêche.
« Et ensuite, je bois le reste ? ai-je demandé.
Non. Ensuite, rien à foutre, du reste. »

Comme vous l’aurez probablement deviné, « Nitro Mountain », de Lee Clay Johnston est un roman noir, sombre, presque lugubre, c’est un livre qui ne laisse que peu de place à la joie ou bien à l’espoir… D’ailleurs, la quasi-totalité des personnages présents dans ce livre sont des paumés qui se cherchent ou bien qui ont abandonné (depuis longtemps) de trouver un but à leur vie. Je termine en disant quelques mots sur la construction, fort intéressante, du roman. Ce dernier est composé de trois parties. La première partie (et aussi la plus grande) montre le quotidien de Léon, un quotidien fait de petits riens. Aussi, dans ce premier chapitre l’écriture est brève et rapide. La seconde partie du livre contient plus de descriptions, cette partie est aussi bien plus haletante, bien plus violente, bien plus dramatique, dans cette partie la tension monte crescendo. Enfin, la troisième partie du livre (et aussi la plus courte) est une sorte de conclusion…

Qu’en pensez-vous ? Merci de m’avoir lu.

(19 commentaires)

  1. Pour un premier roman, il a des qualités. Mais aussi des défauts. J’ai eu du mal à rentrer dedans. Pourtant l’univers des bars et de la country, c’est mon milieu, mais plusieurs fois j’ai été obligé de relire certains chapitres pour me mettre dans l’ambiance, une écriture qui n’accroche pas facilement.

    Et puis, vint la seconde partie, plus sombre et aussi je trouve comme toi, plus prenante. De la littérature de paumés, des bien paumés même, avec son lot de violence et de gnôle.

    Prometteur donc pour Lee Clay Johnston…

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  2. Il faut avoir bien du courage pour se plonger dans cet univers glauque. Ton billet est très intéressant et permet de se faire une très bonne idée du livre sans le déflorer pour autant. Je fais parie des lectrices qui manquent de courage.

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      1. Ah bon ? Tu ne reçois plus mes notifications… Bizarre oui. Essaye de te désabonner et te réabonner après. En grève ? Peut-on savoir pourquoi ? 🙂 Une bonne petite grève, c’est toujours très bien…

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      2. On est en grève pour la qualité de l’éducation. Les 24 collèges de l’Ontario sont touchés… 500 000 étudiants sans cours. Les postes des administrateurs explosent tandis que ceux des professeurs sont en chute. Voilà! C’est ma deuxième grève en 15 ans! C’est bon pour perdre du poids! On marche!!! 😉

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