Blancanieves, de Pablo Berger

Blancanieves, de Pablo Berger — Espagne 2012 — Genre : Blanche neige. ✮✮✮✮✮

Je m’aperçois n’avoir pas parlé, jusqu’ici, du cinéma espagnol sur mon blog. Pourtant, j’aime beaucoup leur production surtout contemporaine que je connais, pour une fois, bien mieux que les classiques. Aussi, afin de réparer cette injustice, j’ai décidé de vous présenter un film espagnol que j’ai découvert très récemment alors qu’il est sorti en 2012. Il s’agit d’un film qui me semble méconnu alors qu’il mériterait d’être découvert. Mais trêve de bavardage…

Blancanieves est en fait une coproduction hispano-française réalisée en 2012 par l’Espagnol Pablo Berger. Ainsi, comme le titre le laisse présager, le film est une adaptation libre et réaliste du compte de Blanche Neige. L’action se déroule dans la ville de Séville des années 20 et dans l’univers de la tauromachie et le flamenco. Personnellement, je suis loin d’être un adepte de la tauromachie, je trouve ce sport assez répugnant, mais cela ne m’a pas empêché de voir ce film absolument extraordinaire. Ce dernier débute par une action qui rend hommage à Pedro Almodovar. En effet, Pablo Berger reprend, quasi à l’identique, la scène de l’habillage du toréador qu’on trouve dans le film : « Parle avec elle ». Avant de poursuivre, je dois préciser que le film est muet et en noir et blanc comme l’étaient les toutes premières réalisations cinématographiques. Il me semble, mais je peux me tromper, que les producteurs ont voulu profiter du succès de « The Artist » réalisé un an auparavant, en faisant le même type de réalisation. Toujours est-il, que le but n’est pas important, car le résultat est digne d’intérêt. Mais revenons en à l’essentiel, à savoir le synopsis. Il va être difficile de résumer ce film sans trop en dévoiler, mais je vais essayer de faire au mieux. Ainsi, nous sommes tout de suite mis sous le feu de l’action. Effectivement, un célèbre matador, acclamé par le public et sa femme sur le point d’accoucher, est sur le point de porter son ultime attaque contre un taureau courageux lorsque celui-ci réussit à blesser gravement le matador. Sous le choc sa femme va mourir juste après avoir accouché d’une très belle petite fille. Le matador lui sera sauvé, mais restera handicapé le restant de sa vie. Cloué dans un fauteuil roulant, meurtri et désabusé, le héros d’hier ne voudra jamais avoir à faire à sa fille qu’il confiera à la grand-mère de la petite. Entre-temps, le matador blessé épousera l’infirmière qui s’est occupée de lui lors de son séjour à l’hôpital. Enfin, l’enfant abandonné ira vivre dans la demeure de son père et sa belle-mère à la suite du décès de sa grand-mère. Je m’arrête ici pour le résumé dans lequel je ne dévoile pratiquement que les quelques premières minutes…

Blanche Neige est un film aux multiples rebondissements avec des instants de pure poésie et mélancolie… Aussi, comme je l’ai dit au départ, ce film reprend des éléments du compte Blanche Neige. Comme vous l’aurez peut-être deviné, la belle-mère n’est autre que la méchante sorcière qui demandera sans cesse qui est la plus belle. Plus tard dans le film, la jeune enfant du nom de Carmen sera, une fois adulte, recueillie par un cirque composé de sept nains. La pomme est bien entendue présente dans le film, ainsi que le prince charmant, mais qui n’est pas celui du compte et beaucoup d’autres éléments dont je ne vais pas vous parler ici afin de ne pas vous gâcher le plaisir. Il me semble en avoir déjà trop dit. Toujours est-il que le film de Pablo Berger regorge de bonnes idées. Le réalisateur détourne à son compte et de fort belles manières le compte de Blanche Neige et les sept nains. Pablo Berger ne réalise pas un remake de Blanche Neige, mais il le réinvente en le remettant au goût du jour. Paradoxalement, le film est très moderne bien qu’il soit filmé à l’ancienne, en noir et blanc et sans dialogues. D’ailleurs, les thèmes sont eux aussi très modernes… Enfin, le réalisateur espagnol connaît ses classiques puisqu’il y fait régulièrement référence et je pense à D.W. Griffith et Tod Browning.

Qui aime ce genre de film qui réinvente ? Qui connaissait ? Et qu’en avez-vous pensé ?

(22 commentaires)

  1. J’avais entendu parler de ce film à sa sortie par une amie qui l’avait adoré. Malheureusement je ne l’ai pas vu. Mais ce genre de conte revisité pour adultes me plairait sûrement. Je suis sûre qu’il est à la fois digne d’internet et digne d’intérêt 🙂

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