Sully, de Clint Eastwood

Sully, de Clint Eastwood — États-Unis 2016 — Genre : Pif Paf Plouf. ✮✮✮✮✮

sully

Pour une fois, j’ai eu envie de vous parler d’un film sorti récemment au cinéma. Il s’agit de Sully, la dernière réalisation en date de Clint Eastwood. Ce n’est pas que le film soit intéressant, il est même plutôt mauvais, mais j’ai voulu profiter de cette récente sortie pour vous parler du réalisateur américain.

Commençons par le film. Ainsi, Sully, c’est l’histoire vraie d’un pilote américain qui eut l’excellente idée de poser son avion sur l’Hudson plutôt que de le faire s’écraser sur la piste d’à côté. Je pense que tout le monde connaît l’histoire et que je ne vais rien dévoiler en disant que tout le monde a survécu à cet atterrissage quelque peu chaotique. Cet homme est donc tout naturellement devenu un héros national et comme bien souvent ce genre d’histoire finit par être adapté pour le cinéma et comme presque à chaque choix la réalisation est inintéressante. Cependant, Clint Eastwood a eu la bonne idée d’axer son histoire, non pas sur la catastrophe en elle-même, mais plutôt sur la psychologie des personnages, mais aussi sur le thème de l’homme et son libre arbitre. L’homme face à la machine… Dit comme ça, cela peut sembler intéressant, mais la réalisation est assez plate, le réalisateur américain déroule et ne fait pas un mauvais film, mais il ne fait pas non plus un bon film. Cela se laisse regarder, mais ce n’est en rien un film indispensable… Loin de là ! Paradoxalement (à ce que je dis un peu plus haut), la réalisation n’est pas très innovante et comme à chaque fois dans ce genre de films on a droit à la séquence émotion, séquence dramatique, séquence héroïque, séquence didactique, et tout le reste de la panoplie du bon petit film catastrophe. Et dont le héros est un homme ordinaire. Clint Eastwood n’a pas su innover le genre contrairement à Steven Soderbergh avec Contagion. Où est donc passé le réalisateur de ses débuts ?

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, Clint Eastwood a commencé sa carrière de réalisateur assez tôt, en 1971 avec le film : « Un frisson dans la nuit ». Ainsi, dès ses débuts Clint Eastwood a réalisé un très bon film et il poursuit sur cette excellente lancée jusqu’à son premier navet : « La sanction ». Et comme presque toujours dans la carrière d’un réalisateur, il y a du bon et du moins bon. Puis, je dirais qu’à partir de 2003 et le film Mystic River, les longs-métrages du réalisateur américain deviennent moins intéressants, plus convenu, moins inventif. Certes, Clint Eastwood sort encore de bons films, mais ces derniers sont à mon sens trop ressemblant. Il manque un petit quelque chose, une petite pointe de folie, de prise de risque, etc. Le réalisateur se contente de dérouler son histoire, séquence par séquence, sans sortir d’un certain cadre de confort et que je considère comme rigide. Parfois, par chance, un film sort du lot, mais cela devient de plus en plus rare… Là où je voulais en venir, c’est comme j’ai vu tous les films du réalisateur américain, je pense pouvoir dire qu’il est important de voir ou bien de revoir les premiers films de Clint Eastwood. Certains, d’ailleurs, ne sont pas très connus et ils mériteraient de l’être. Voici les films que je vous conseille de voir en priorité (pour les synopsis qui vont suivre, je cite Wikipedia) :

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Breezy : Breezy est une jeune hippie mineure et sans attaches, qui erre avec sa guitare. Frank Harmon est un agent immobilier quinquagénaire et divorcé. Elle est désinvolte, lui est un ours cynique. Tout les sépare mais leur rencontre fortuite les plonge dans une histoire d’amour qui va devoir affronter les idées reçues et les a priori sociaux…

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Honkytonk Man : Durant la Grande Dépression, Red Stovall, guitariste talentueux de country passé à côté de sa carrière, décide d’entreprendre un voyage en voiture à travers les États-Unis avec son neveu Whit, ainsi que son grand-père pour passer une audition au Grand Ole Opry. Malheureusement, Red est atteint par la tuberculose et son désir d’enregistrer un disque semble sérieusement compromis.

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Bird : Charlie Parker fut une énigme. La puissance et la beauté de son style firent de lui un précurseur, mais sa vie privée fut un enfer. Ce film tente d’éclairer le penchant de Parker pour la drogue, l’alcool et les femmes, de comprendre la nature de sa passion pour Chan Richardson, la complexité de sa vision et, surtout, sa musique.

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Chasseur blanc, cœur noir : Le réalisateur John Wilson part tourner son prochain film en Afrique mais il préfère rapidement la chasse au tournage. Au point de ne penser qu’à un éléphant en particulier…

Qu’en pensez-vous ?

(44 commentaires)

  1. J’étais tenté de le voir, à voir si occasion. A voir à défaut de mieux, mais je crois qu’en ce moment y’a mieux…

    Sinon, j’admire l’acteur et le réalisateur. Et même dans ses premiers films. Il n’y a pas si longtemps j’ai revu « Un frisson dans la nuit ». Très bon film, très bon jazz (au festival de Monterey).

    Et parmi mes préférés, il y a Mystic River et Million Dollar Baby… Mais il y a en a beacoup d’autres…

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      1. Tu as bien raison, d’ailleurs tu n’es pas le seul, j’en veux pour preuve les livres comme Les femmes qui lisent sont dangereuses ou Les femmes qui aiment sont dangereuses… à bon entendeur… 🙂

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  2. Tout à fait d’accord avec toi, Goran. Je l’ai vu avant hier. Très quelconque, moralisateur, académique. Excellent acteur-réalisateur (parfois) mais à bout de souffle hélas. Et dont les dernières sorties médiatiques pour vanter les mérites de Trump furent pour le moins embarrassantes. Même si il est connu pour ses idées conservatrices, voire réactionnaires.

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  3. Je ne savais pas qu’il avait commencé la réalisation aussi tôt. Bird, j’avais oublié que c’était lui. Je ne suis pas surprise pour ce dernier film… Merci pour cette chronique Goran et Breezy, je vais voir si je le trouve. Belle journée!

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  4. J’avoue ne pas m’être précipitée sur les derniers films de Clint Eastwood et d’après ce que tu en dis, ce n’est pas celui-ci qui arrangera les choses.
    J’avais beaucoup aimé, vraiment, « Un frisson dans la nuit » : complètement barge, je comprends ta peur…

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  5. Aucun rapport avec le film, mais avec WP
    J’ai un (et même deux) blogs WP et déménager et me dépatouiller de l’anglais (que je comprends, mais tu vois le principe) me prend la tête avant même de démarrer. Blogspot (et google en général) ne sont pas parfaits, mais bon, pas de publicité chez moi et ça reste gratuit. Mon premier blog WP, je me débrouillais déjà, mais pour une raison inconnue, il est déclaré comme n’existant plus.
    Tiens, je me suis amusée à expliquer tout ça ici
    https://wordpress.com/stats/insights/enlisantenvoyageantblog.wordpress.com

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  6. Bonjour,
    Merci pour cet article.
    J’ai vu le film, et j’avoue avoir été surprise pour la lenteur du film, et la centralisation sur le côté psychologique et émotionnel du personnage principal. Je pense que le réalisation n’a pas exploité tous les talents de l’acteur principal, c’est dommage.
    Cependant, je rebondie sur la toute fin du film, et le « procès ». L’argumentaire était quand même surprenant et libératoire pour le spectateur!

    Merci 😉

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