Mon premier bilan

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Cela fait maintenant un peu plus de six mois que j’ai ouvert ce blog avec beaucoup de doutes au départ, car je ne savais pas si j’allais pouvoir faire vivre ce site de manière régulière. Finalement, je me suis pris au jeu et j’y trouve beaucoup de plaisir. J’apprécie les découvertes que je réalise grâce à vos blogs respectifs et j’aime échanger ici avec vous. Par manque de temps, je n’interviens pas tout le temps chez chacun de vous, mais j’essaye de faire au mieux et le cœur y est.

Que s’est-il passé en six mois ? Eh bien, depuis mi-septembre j’ai publié 55 articles et j’ai atteint la barre des 100 abonnés. Toutes vos visites me motivent et je ne sais pas si j’aurais été aussi prolixe sans vous. Effectivement, à la base je ne pensais publier qu’un article tous les 15 jours, ou bien au mieux toutes les semaines. Merci à tous ceux qui me suivent et qui font vivre ce blog par leurs interventions et aux autres lecteurs anonymes, car sans vous et tous ces échanges mon site serait beaucoup moins intéressant. Merci à vous tous et n’hésitez pas à commenter mes articles… Il fut un temps, avant que je ne me lance moi-même dans le blog, où je suivais régulièrement http://www.les-lectures-de-cachou.com sans jamais intervenir. Maintenant, j’interviens parfois… Je sais que cela peut parfois être intimidant d’écrire un commentaire. Alors merci aussi aux visiteurs anonymes.

Pour les un an du blog, je prépare une petite surprise, mais je n’en dirai pas plus. Vous verrez le moment venu… Un peu de patience !

Comme vous l’aurez compris, je ne chronique pas tous les livres que j’ai lus. J’en suis même très loin et afin de vous donner une idée plus complète de mes lectures voici le bilan de mes trois derniers mois de lecture. C’est la première fois que je tiens les comptes et je me suis surpris moi-même, car je ne pensais pas lire autant… Peut-être que je lis plus depuis que j’écris pour faire vivre mon blog. Je ne commente pas tout ce que je lis, ni même tout ce que j’aime.

Mon bilan trimestriel de lecture :

Victor Hugo
1- Notre-Dame de Paris
2- Les Travailleurs de la mer

Jack Kerouac
3- Le livre des rêves

Allen Ginsberg
4- La chute de l’Amérique

William Burroughs
5- Havre des saints

Brion Gysin
6- Désert dévorant

Blanche Bauchau
7- La bibliothèque du Vatican

Jonathan Ames
8- Alcoolique

Robert Bared
9- Le livre dans la peinture

Herman Raucher
10- Un été 42

Haruki Murakami
11- Écoute le chant du vent
12- Flipper, 1973

Gabriel Camps
13- Les Berbères : Mémoire et identité

William Kotzwinkle
14- Docteur Rat

Raymond Carver
15- Neuf histoires et un poème

Daniel Keyes
16- Des fleurs pour Algernon

Julio Cortázar
17- Marelle

Gyula Krúdy
18- Courses d’automne

Mario Vargas Llosa
19- La Maison verte

Yokomitsu Riichi
20- Soleil

Walter Benjamin
21- Expérience et pauvreté

Maxime-Olivier Moutier
22- Journal d’un Etudiant en Histoire de l’Art

Sawako Ariyoshi
23- Kaé ou les deux rivales

Louis-Jean Calvet
24- Histoire de l’écriture

Kenji Miyazawa
25- Le Bureau des chats

Yoko Ogawa
26- Jeune fille à l’ouvrage

Zivko Cingo
27- La Grande Eau

Daniel Arasse
28- La guillotine et l’imaginaire de la Terreur

Albert Cossery
29- La Maison de la mort certaine

Istvan Orkény
30- Les boîtes

Mirko Kovac
31- La vie de Malvina Trifkovic

Kléber Haedens
32- Une histoire de la littérature française

Pierre Chaunu
33- La civilisation de l’Europe des Lumières

Georg Büchner
34- Lenz

Jef Geeraerts
35- Été indien

Collectif
36- Cocktail Sugar et autres nouvelles de Corée

Eugène Zamiatine
37- En coulisses : Suivi de Psychologie de la création et du récit Un dragon

Varlam Chalamov
38- Mes bibliothèques

Enfin, je termine en rappelant que je n’écris que sur des livres ou bien des films que j’ai aimés. C’est un choix personnel que je ne cache pas. Je n’aime pas tout, mais écrire une critique sur un livre qui m’a cassé les pieds ne m’intéresse pas. Je n’ai pas le temps d’écrire sur tout alors forcément je garde le meilleur. Pourtant, il m’est déjà arrivé d’écrire une critique assassine, par exemple sur « La possibilité d’une île » de Michel Houellebecq. La voici en bonus :

La possibilité d’une île, de Michel Houellebecq (J’ai lu) — ISBN-13 : 9782290069905 — 446 pages — 8 € — Genre : Oui-oui est amoureux. ✮✮✮✮✮

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Je n’avais jusqu’ici jamais lu Michel Houellebecq. Certes, comme tout le monde j’ai entendu parler de cet auteur français (notre contemporain le plus traduit dans le monde), mais j’hésitais à le lire. Honni par les uns et adulé par les autres, j’ai voulu me faire ma propre opinion. Les médias présentent cet écrivain, comme un provocateur qui ose des sujets sensibles et à la plume merveilleuse. Michel Houellebecq serait donc une sorte de Céline contemporain, dérangeant et extraordinaire à la fois. Les sujets polémiques, les textes provocateurs ne me dérangent absolument pas et j’essaye autant que possible de ne pas m’arrêter à cela. Avec ce livre : « La possibilité d’une île », je pensais trouver tout ce que je viens d’exprimer. Je pensais réellement lire un grand auteur incompris et maudit, mais je n’ai malheureusement rien trouvé de tout cela. Passons sur l’histoire et venons-en directement à l’écriture. J’ai cru tomber de ma chaise en découvrant une écriture laborieuse digne d’un journal intime d’un adolescent de 12 ans. Certaines phrases, sont vides de sens et dignes d’un magazine de jeunes adolescentes pré pubères à la recherche du grand amour. Des phrases, comme celle-ci : « La vie commence à cinquante ans, c’est vrai ; à ceci près qu’elle se termine à quarante » ou bien celle-là : « Aujourd’hui que tout apparaît, dans la clarté du vide, j’ai la liberté de regarder la neige » abondent. On est vraiment dans le cucul la praline la plus dégoulinante, car oui on peut être cynique et gnangnan. C’est beau, je suis émerveillé comme par le texte d’un boys band. Comment cet écrivain peut-il être comparé à Céline en écrivant ce genre de phrase ? Je me pose vraiment la question et je ne comprends pas que des critiques littéraires réfléchis puissent lire ce livre avec sérieux et aplomb. Nous sommes vraiment ici très loin d’avoir un auteur exceptionnel et au talent indéniable. Les sujets contemporains qu’il semble aborder ont fait peut-être son succès, car pour ce qui est de l’écriture, Michel Houellebecq est loin du compte. Je pensais trouver de la profondeur et n’ai trouvé que de la vacuité. Certes, l’écriture est intime, mais cela ne fait pas un livre. J’espérais trouver des aphorismes, une richesse narrative, mais pas des phrases faussement complexes. Je n’ai peut-être pas commencé par le livre qu’il fallait, mais je n’irais malheureusement pas plus loin avec cet écrivain. De toute manière, le sujet ici importe peu puisque c’est l’écriture qui est indigeste. La provocation seule ne suffit pas à faire un livre. Je n’ai de plus pas trouvé ce livre provocant. J’ai dû m’arrêter à la page 100, la provocation est peut-être apparue plus tard. Comment les gros lecteurs, ceux qui apprécient la belle écriture, sont-ils tombés dans le panneau Michel Houellebecq ? Michel Houellebecq écrit des livres comme maison Phénix construits des maisons, dans le préfabriqué sans style et sans saveur. Nous sommes avec ce dernier plus proche d’un Lévy ou d’un Musso que d’un Bukowski ou d’un Céline. Certes, contrairement aux deux premiers, Michel Houellebecq crache son venin et son cynisme, mais rien d’autre ne suit : ni l’élégance des phrases ni l’intelligence du propos des deux derniers.

Que pensez-vous de ma critique sur ce livre de Michel Houellebecq ? Et encore, je me suis retenu, car j’ai voulu faire bien plus cinglant… Et merci !

(64 commentaires)

  1. Héhé, c’est sympa aussi quand tu parles des livres que tu n’aimes pas. J’ai essayé de lire Houellebecq, avant sa Possibilité d’une île (très beau titre quand même), mais j’ai fini par lire une page sur deux, une sur dix, fermer le livre. T’sais Goran, on a dû rater quelque chose. Mais on va pas rester à causer là-dessus.
    Attendre encore six mois pour la surprise, non mais ça va pas ? Ça ne se fait pas de dire « je vous prépare une petite surprise, vous verrez ça dans six mois ». Un peu de patience… nous n’avons pas la même définition du « peu ». Ceci dit, j’aime bien passer chez toi, donc, de jour en jour, je suppose que les six mois finiront par passer, la surprise en sera d’autant plus belle, bonne, superbe, extra, prodigieuse… je te mets la pression, là.
    Continue comme ça, fais-toi plaisir, donne-nous le à lire. Je ne peux pas lire tous les livres que tu conseilles, bien sûr, mais je découvre des auteurs, d’autres horizons de lecture et j’aime ça.
    (pff, ton blog a un chouya d’abonnés en plus que le mien qui a quelques mois de plus que le tien, ahlalalala, m’en vais croquer dans le chocolat, c’est bon pour le moral, dit-on)

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    1. Héhé, Tu me fais rire… Sympa ton message ! Tu verras, six mois, cela passe vraiment très vite… 🙂 Et donc toi aussi tu n’as pas aimé ce livre ? On a dû louper quelque chose comme tu dis ou bien c’est l’auteur qui s’est loupé ? Il paraît il paraît que le chocolat est bon pour le moral, mais pas trop ! Bon week-end de Pâques à toi.

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  2. Les sentiments extrêmes génèrent de bonnes chroniques. Le plus difficile est d’écrire mon ressenti sur un livre qui me laisse assez indifférente.

    Bravo pour tes six mois de blog. On se laisse très rapidement prendre au jeu. Tant mieux pour toi et tes lecteurs.

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  3. Je n’ai pas lu « la possibilité d’une île », mais qui sait peut-être un jour, naufragé désespéré j’aborderais cette île.
    Je mettrais un petit bémol, que l’on aime ou que l’on déteste, il en reste toujours quelque chose. Et on est parfois plus prolixe sur un livre qu’on déteste que sur celui dont on tombe en admiration, genre une béatitude zen. Par contre je trouve que ce genre de critiques peuvent être le début de dissension avec d’autres lecteurs. j’en ai eu avec le roman J Salter sur « et rien d’autres », mais ce n’est qu’un exemple.
    Ce qui me gêne le plus c’est le livre ni bon ni mauvais, le tiède, celui que l’on feuillette/lit page après page et dont il ne restera plus rien la dernière page tournée. D’une neutralité des sentiments exacerbée, on se demande si l’on est passé à côté de quelque chose ou que l’on est d’une insensibilité inhumaine ??
    On pourra rétorquer « que la critique est facile et l’art…. », mais quels sont les trois que tu mettrais sur le podium ce semestre
    Bonne fin de WE

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    1. Ce trimestre, j’ai eu de la chance de ne lire pratiquement que des livres que j’ai aimés… Faire un top trois, c’est impossible. Désolé ! Par contre, je peux te dire les livres que je n’ai pas trop aimés. J’ai été déçu par le recueil de nouvelles de Raymond Carver. Pourtant considéré comme un grand nouvelliste, Raymond Carver ne m’a pas trop touché. On est quand même loin de Henry James. Certes, les critiques acerbes peuvent être le début de dissensions, je dirais malheureusement. Car tous les goûts sont dans la nature et on ne devrait pas prendre mal une mauvaise critique.

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  4. La possibilité d’une île est pour moi son plus mauvais livre, et de loin. Mais ses trois premiers étaient très intéressant. A mon avis, c’est un remarquable « ethno-sociologue » de ma génération et des courants qui ont traversé les années soixante jusqu’à nos jours.
    Pour le reste, tu as bien raison de choisir de défendre ce qu’il te plait plutôt qu’à descendre ce que tu détestes, même si les critiques font souvent l’inverse pour briller et se sentir supérieurs.
    Félicitations pour tes six premiers mois !

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      1. Léautaud (dont je te conseille le journal et les interviews radiophoniques, si jamais tu ne le connais pas) disait à peu près (je résume de mémoire) : « On m’a qualifié de génie comme de nullité, je sais ce que je vaux, je suis entre les deux. » A mon avis, il était surtout unique par son ton et son esprit, comme le sont souvent les bons auteurs. La critique « pro » veut à tout prix établir des hiérarchies, des échelles de valeurs, qui n’ont pas lieu d’être. Quoi qu’il en soit, je suis impressionné par ta liste de lectures !

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  5. Joli bilan de lecture!
    J’ai beaucoup souri en lisant ton avis sur Houellebecq parce que je n’en pense pas mieux et je n’arrive pas à comprendre pourquoi des personnes dont j’apprécie énormément les goûts en matière de lectures de manière générale estiment autant cet auteur qui est pour moi à ranger dans le clan des autres vendeurs de livres au kilo qui les rebutent pourtant énormément. Phénomène de mode? Vision désabusée que je ne partage pas? Mais le « style », le style. Encore récemment, j’ai lu qu’on sentait le poète en lui dans ses romans. J’en suis restée bouche bée. Je sens autant de poésie chez Pancol que chez Houellebecq… (pardon, c’était méchant. Mais cet auteur fait sortir la mauvaise langue que je ne pensais pas posséder, c’est terrible)

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    1. Merci Cachou ! Effectivement, tout comme toi je range cet écrivain « dans le camp des autres vendeurs de livres au kilo ». Le style est pour moi vraiment mauvais. Ce n’est tout simplement pas pour moi un grand écrivain. Et tu as vu je parle de toi dans mon bilan ? 😉

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  6. Beau bilan trimestriel ! Je n’ai malheureusement plus le temps de lire autant et je le regrette parfois… Pour les dissensions avec les lecteurs, je pense que c’est dans l’air du temps, dans la mesure où la société nous pousse au consensus mou (sur les réseaux sociaux, il faut accompagner l’humour d’un LOL, sinon, on est pris au premier degré et on reçoit une bordée d’injures !!). Enfin, je persiste et signe pour Houellebecq : je maintiens ce que j’ai écrit dans ma chronique et ne dépasse pas la « Possibilité d’une île », en attendant le prochain « bon » opus.
    Pour le style, c’est sûr que c’est pas du Morand ou du Senghor !

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  7. Sympa ton bilan! Je ne fais pas non plus de chronique sur un livre que je n’ai pas aimé, car j’aurais du mal à rester objective et ne pas descendre le livre, et ce n’est pas très constructif. Par contre, j’ai deja fait un article spécial pour les livres que je n’ai pas aimé ^^

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  8. Pour ma part j’aime voir également ce que les lectures n’apprécient pas, ta critique de Houellebecq est très intéressante, parce que tu expose ce que tu n’as pas aimé et c’est également en aimant que l’on avance, on découvre nos goûts… J’ai lu Soumission de l’auteur, si j’ai adoré l’histoire, l’écriture ne m’a pas gêné, c’est bien plus son propos que je retiens, avec quelques petits bémols par exmeple des scènes de sexes qui n’avaient pas d’intérêt, mais je relirai l’auteur afin de voir ce qu’il donne avec d’autres récits.

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    1. Aujourd’hui, il est rare que je tombe sur un livre que je n’aime pas, car je sais plus ou moins ce qui va me plaire. Et je passe la au premier plan… Il faut aussi de mauvaises critiques afin de pouvoir mesurer. Quand j’ai un doute avant d’acheter un livre, je lis les mauvaises et les bonnes critiques et j’essaye de démêler ce qui m’intéresse…

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  9. Pas mal ce bilan 🙂 On y prend goût à la critique littéraire n’est-ce pas :p
    Peux-tu m’expliquer comme tu fais pour lire 38 livres en 3 mois ???? Là, j’avoue ça m’impressionne. Pour ma part, je lis entre un et deux livres par semaine, j’aimerais beaucoup plus, mais malheureusement je ne trouve pas le temps 😦
    Je déteste, mais je déteste Houellebecq, il est tellement loin de tout ce que j’apprécie dans la littérature !

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    1. Et oui on y prend goût… 🙂 Dans mon bilan trimestriel il y a plusieurs livres qui ne sont que des nouvelles et qui se lisent en une heure, mais j’avoue que ce trimestre a été particulièrement bien rempli. Et en plus avec tes critiques ainsi que d’autres ma liste des livres à lire ne cesse de s’allonger 🙂 .

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  10. Bonjour , beau bilan pour 6 mois de blogs! Je commence par dire ce que je pense de Houellebecq (je lui en veux d’avoir choisi ce pseudo si dur à écrire – Michel Thomas c’est quand même plus facile!) J’avais trouvé dans « les particules élémentaires » qu’il décrivait notre société d’un regard neuf et pertinent. Et son style épousait bien ce qu’il voulait dire. Depuis je m’ennuie dans ses livres et pour moi, cet écrivain intéresse plus les médias que les lecteurs. Ensuite, pour l’écriture sur le blog, je raconte mon point de départ il y a 5 ans , j’étais effrayée par le nombre de livres que je lisais sans en garder un souvenir précis. Et j’ai ouvert ce blog un peu pour ça et puis j’ai rencontré la blogosphère et maintenant j’écris aussi en pensant à ceux qui peuvent me lire. Je m’oblige à mettre tous les livres même ceux qui m’ennuient car je suis trop contente grâce aux autres blogs d’éviter certaines lectures. Je préfère la blogosphère aux critiques littéraires classiques car on sent nettement que ceux qui écrivent ont lu les livres dont ils parlent. Combien de fois, j’ai été déçue par une critique dithyrambique dans la presse, qui n’était en réalité qu’un papier de complaisance pour une maison d’édition. Bonne continuation!

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  11. Haha! C’est pareil, je n’aime pas parler des livres que je n’aime pas, je trouve ça ne sert à rien que d’autres peuvent apprécier ce que je n’ai pas aimé! 🙂 En revanche, je suis d’accord avec un certain Oscar Wilde:  » Dire qu’un livre est moral ou immoral n’a pas de sens, un livre est bien ou mal écrit c’est tout.  » Donc quand l’écriture est laborieuse, ça me prend très vite la tête aussi… 🙂
    De toutes les façons, Houelbecq ne me tente pas, et je n’ai pas encore lu de Musso ou de Lévy. En revanche, j’ai lu un article expliquant comment écrire comme Marc Lévy, qui m’a beaucoup, beaucoup amusée. 🙂
    Félicitations pour le travail accompli sur ton blog, continue donc de nous donner des idées de livres à lire et de films à voir! 🙂
    De mon côté, je m’en vais terminer ma chronique avant de la poster. Tu connaitras très certainement le livre du jour! 🙂

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  12. Bravo pour ton premier six mois! Mon blogue a 4 mois de plus! Comme toi, je choisis mes lectures. Donc, je suis habituellement contente de mes choix. Le privilège de vieillir, c’est de connaître ses goûts :). J’ai lu « La possibilité d’une île » car même ici, les critiques parlent de cet écrivain. Je garde en tête le thème de la mémoire, de l’infini. Cette lecture ne m’a pas plus que cela marquée sans pour autant l’avoir détestée, car je l’ai terminée. Merci pour ta présence dans cette blogosphère car elle me pousse à poursuivre! 🙂

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  13. Oui c’est un bien beau bilan ! Moi en tout cas j’aime beaucoup lire tes chroniques : tu « t’attaques » à des classiques, des titres qui peuvent intimider, et tu restitues tes lectures avec clarté et simplicité, un vrai partage quoi ! Je suis moi aussi blogueuse récente (j’ai véritablement commencé au mois de janvier) et c’est un vrai plaisir de sortir de la solitude du lecteur (lectrice) en rédigeant en ligne. Cela permet aussi de mieux analyser les textes, qui restent davantage en mémoire. Depuis que j’ai commencé mon blog, je me définis mieux en tant que lectrice : je « creuse » un peu, suis plus attentive aux mots.
    Bon, continue en tout cas, et je suis curieuse de découvrir ta petite surprise (si ça ce n’est pas créer du suspense 🙂 )

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  14. Je suis ravie que nos chemins et nos lectures aient eu l’occasion de se croiser. J’aime te lire, découvrir… Que cela continue très longtemps. Le plus possible.
    Et bravo pour le premier bilan livresque ! Jolie sélection.

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  15. J’ai acheté « La possibilité d’une île » en poche, survolé et refermé ce livre souvent. Puis une semaine pluvieuse, je l’ai lu enfin entièrement et revendu le mois suivant dans un vide-grenier.

    Douce soirée Goran et merci pour ce sympathique bilan !

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  16. Je n’ai pas grand chose à dire sur cette critique de « la possibilité d’une île », c’est une opinion respectable. Pour ma part, j’aime beaucoup l’oeuvre de Houellebecq. Je pense qu’il bénéficie d’un effet de mode, l’aspect « désabusé » étant très répandu dans la littérature, le côté sulfureux également. Je le vois bien aux côtés de Beigbeder et de C.Angot. Les médias l’ont désigné comme un « génie », un visionnaire. C’est bien entendu exagéré. Je pense tout de même que c’est un très bon écrivain. Le style de « la possibilité d’une île » est parfois un peu lourd, à cause d’un abus de phrases longues (il me semble que c’est mieux écrit dans les romans précédents) mais il s’agit d’une bonne synthèse de son propos. C’est provoquant, dérisoire, sale, désespéré. Je veux bien croire que certaines phrases ou pensées ne soient pas d’un niveau dantesque, mais honnêtement, quand je lis un livre je ne m’attends pas à être bouleversé par un cataclysme de sagesse. Ce n’est pas du haut niveau, c’est du niveau de maintenant. Céline serait-il publié de nos jours ? Je me demande…

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  17. Félicitations, tout le mal que je te souhaite est de continuer ainsi… j’aime bien venir par ici, car je me retrouve souvent dans tes choix de lectures. Je n’ai pas encore tenté Houellebecq, car j’ai un gros a priori sur cet auteur, mais récemment, un ami m’a convaincue de lire La carte et le territoire, qui est dorénavant dans ma PAL. Cette lecture sera peut-être l’occasion d’une critique assassine (ou pas !!). Personnellement, je trouve qu’il est souvent plus facile d’expliquer pourquoi je n’ai pas aimé un livre que l’inverse… peut-être parce que lorsque j’ai aimé un roman, j’ai envie de convaincre d’autres personnes de le lire, et que du coup, je me mets davantage la pression (même si « pression » est un bien grand mot)…

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  18. A peine un peu de plus de six mois ? Je te pensais présent sur la blogosphère depuis plus longtemps et n’avais pas pris la peine de dérouler tes archives par mois. Je suis en tout cas contente d’avoir découvert ton blog récemment, j’y trouve une grande diversité géographique que j’admire. J’apprécie aussi ton choix de ne parler que de ce que tu as aimé. Même si les critiques négatives peuvent être mordantes et réjouissantes pour le lecteur, ce n’est pas forcément ce que je recherche sur les blogs.

    Quel type de livre est Mes bibliothèques de Varlam Chalamov ?

    Je rattrape actuellement mon retard dans la lecture des blogs, dont le tien, je penserai à y laisser un commentaire plus souvent. 🙂

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    1. Et oui, à peine six mois ! Je suis tout jeune… sur la blogosphère 🙂 . Merci de venir un peu chez moi, cela me fait plaisir… Le livre de Chalamov est un petit texte d’environ 60 pages et dans lequel l’auteur parle de son amour des bibliothèques. C’est un très très beau livre. À posséder absolument pour tous les amoureux des bibliothèques. À très vite et surtout à très bientôt pour le moins belge…

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  19. Je découvre ton blog, via un commentaire que tu as laissé mais je ne sais plus où ! J’ai lu ce billet « premier bilan » et j’apprends que tu suivais aussi le blog de Cachou (qui me manque beaucoup, je trouve ces photos billets sympas mais trop petit en résolution) .. j’aimais son ton et son impertinence !
    Je vais t’ajouter à ma blogroll car tes choix me parlent !
    Mon blog est plus ancien mais je me sens toujours une jeunette dans ce monde-là, comme le disait une autre personne (j’ai lu les coms de ce billet), j’aime lire les avis négatifs des blogueurs car dans la presse, c’est souvent plus de la pub que constructif, après chacun est à l’aise. par exemple, je trouve plus facile d’écrire sur un livre qui m’a posé souci, où j’ai trouvé des bémols qu’un livre qui m’a emporté; la preuve : je n’ai encore jamais écrit sur mon écrivain préféré (sur 2 en fait) car pour moi ils sont les meilleurs et là mon objectivité a été engloutie ! j’ai trouvé ton avis sur Houellebecq constructif (même si tu t’emportes parfois). Je ne l’ai jamais lu mais j’ai écouté l’émission de Gallienne qui lui était consacrée. Il lisait des extraits et comme toi j’y ai vu un gamin de 14 ans (de quel livre s’agissait-il ?) bref, le type laid qui n’a jamais aucune chance avec les femmes et donc dans son livre, elles sont toutes des garces (et j’ai pensé à un terme plus fort) – rien de transcendant et très machiste. Pas pour moi !

    Aimé par 1 personne

  20. Les premiers romans de Houellebecq étaient intéressants, et surtout il a écrit de très bons poèmes. Je ne crois pas tellement que ce soit son style qui soit remarquable ou important, mais c’est la critique qu’il fait de notre société post-soixante-huitarde qui est intéressante. Par contre, il a un côté « réac » et « misogyne » qui peut être très déplaisant.
    Bravo pour ton bilan de six mois !
    Moi aussi j’avais lu Kaé et les deux rivales de Sawako Aryioshi et j’avais bien aimé ! Les autres livres que j’ai lus de cette auteure sont d’ailleurs très bons aussi !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci. La critique de la société post soixante-huitarde ne me dérange pas, ni même les textes réactionnaires et misogynes. Par contre, il faut que ce soit bien écrit. J’aime les belles écritures et j’ai trouvé celle de Michel Houellebecq plutôt mauvaise… Pour écrire une thèse ou bien un essai, c’est très bien, mais pour un roman…

      Aimé par 1 personne

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