Un été 42, de Herman Raucher

Un été 42, de Herman Raucher (LA BELLE COLÈRE) — ISBN-13 : 9782843377891 — 350 pages — 20 € — Genre : Dépucelage. ✮✮✮✮

ete42

Après avoir lu « Un été 42 » de Herman Raucher (aux éditions La belle colère) dans le cadre de La Voie des indés 2016, je tiens à remercier Libfly et Aurélie ainsi que les différents éditeurs pour leur opération.

« Un été 42 », c’était pour moi, jusqu’à peu, le titre d’un magnifique film réalisé par Robert Mulligan en 1971 et dans lequel jouait la belle, charmante et merveilleuse Jennifer O’Neill. Ah Jennifer O’Neill ! L’auteur du livre (Herman Raucher) décrit son héroïne (Dorothy) ainsi :

« Elle était radieuse. Il n’y avait pas d’autre mot. Radieuse. Avec ses longues jambes, sa chevelure flottante au vent et ses yeux verts, ses yeux verts si doux et si limpides, ces yeux qui hantaient tous mes rêves… ».

Par conséquent, je comprends mieux maintenant le choix qu’a fait Robert Mulligan pour interpréter Dorothy, car la Dorothy du livre ressemble vraiment à Jennifer O’Neill. Il se peut que je ne sois pas tout à fait objectif, mais Jennifer O’Neill n’est-elle pas… Je m’égare ! Quoi qu’il en soit, le film de Robert Mulligan m’avait marqué, car comme dans la plupart de ces réalisations il se dégage une atmosphère pleine d’émotions. Robert Mulligan est un excellent réalisateur que je ne peux que vous conseiller. Ainsi, généralement lorsque je vois l’adaptation cinématographique avant d’avoir lu le livre je passe mon chemin, car la plupart du temps j’ai du mal à me concentrer sur un texte dont je connais la suite. Alors, pourquoi avoir choisi cette lecture ? Simplement, une fois n’est pas coutume, car j’ai eu envie de voir comment l’écrivain s’est débrouillé pour donner à son texte cette ambiance si mélancolique et nostalgique distillée d’une main de maître par le cinéaste Robert Mulligan. Qui plus est, la musique du film composé par Michel Legrand joue un rôle prépondérant dans la mise en place de cette ambiance si particulière. En fin de compte, dans ce cas précis, le livre réussit-il à donner autant d’émotions au lecteur que le film au spectateur ? Avant de répondre à cette question, voici quelques mots sur l’histoire. Je cite l’éditeur :

« Hermie, Oscy, Benjie : trois amis, une énergie infinie et une ignorance crasse des choses de la vie. Mais du haut de leurs quinze ans, ils ont bien l’intention de devenir des hommes. Dans leur quête aussi ambitieuse que maladroite, ils partagent l’intuition que tout se joue dans les bras des filles, sont persuadés que leur amitié les tirera à chaque fois d’un mauvais pas, et suivent les commandements d’un manuel d’anatomie dévoilant les “douze étapes de la sexualité” ».

Eh bien ? Je n’ai pas été déçu, car dans le livre j’ai retrouvé les scènes drôles et touchantes du film qui m’avaient fait sourire, j’ai retrouvé les scènes dures et violentes du film qui m’avaient fait frémir, j’ai retrouvé les scènes tristes et émouvantes du film qui m’avaient fait… Ainsi, l’écriture de Herman Raucher est simple et directe, les personnages sont parfois vulgaires et souvent attachants, mais aussi agaçants, ce sont des adolescents avec leurs défauts et leurs qualités. Vous l’aurez compris, j’ai aimé ce livre ! Ainsi ce dernier, en fin de compte, suit exactement la même trame que le film, ce qui n’a rien d’étonnant sachant que l’auteur du livre était aussi scénariste du film. Un été 42 est certes un livre qui s’adresse aux adolescents, mais pas seulement…

Pour conclure, je vous conseillerais malgré tout de lire le livre avant de voir le film pour que le plaisir et l’émotion soient plus intenses. Je pense qu’il est toujours préférable de lire le livre avant de voir le film. Qu’en pensez-vous ? Vous arrive-t-il de préférer l’adaptation cinématographique au livre ?

(21 commentaires)

  1. Je ne pense pas avoir déjà préféré une adaptation ciné à son livre d’origine… Par contre l’une des meilleures adaptations que je connaisse reste le nom de la rose (Eco/Annaud) avec une fin un peu plus mystérieuse dans le film. Le parfum, histoire d’un meurtrier (Suskind/Tykwer) et aussi très réussis. Les exemples sont quand même assez nombreux, là c’est ce qui me vient en tête… 😉

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      1. Mouais, je vais être d’accord pour Shinning (alors que je n’aime pas trop the King…), mais 2001 pour moi c’est juste l’une des plus grosse arnaque philosophique du ciné, j’en ferais peut être une chro un jour, mais rien que l’idée de le revoir m’ennuie au plus haut point.

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  2. Merci pour cet article qui m’a donné davantage envie de voir le film que de lire le livre 🙂
    En ce qui concerne les adaptations cinématographiques de romans, il est vrai que, moi aussi, j’ai souvent été déçue, à part évidemment par celles d’Alfred Hitchcock ! J’ai également préféré Le Mépris de Jean-Luc Godard à celui d’Alberto Moravia, mais Le Mépris est l’un des films les plus beaux que j’ai jamais vu, alors…

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  3. Un seul film me vient en tête : Le patient anglais. J’avais bien aimé les images du désert, la musique, les personnages… Je n’ai pas retrouvé l’émotion lors de ma lecture du roman. Je ne l’ai pas détesté, mais… C’est plutôt rare…

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  4. Il me semble que nous avons déjà abordé la question mais évidemment, je préfère passer par l’écrit avant de me lancer dans les adaptations. Il en est ainsi pour le cinéma mais aussi pour les adaptations BD… D’où certains titres qui attendent trop longtemps sur ma PAL.

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  5. Même si j’aime beaucoup certaines adaptations cinématographiques, je préfère toujours l’œuvre originale. Pour cette raison, je regarde presque toujours le film avant de lire le roman ; quand je lis le livre après avoir vu le film, j’apprécie quand même plus que le film – sauf pour « If I Stay », par exemple, dont les deux œuvres se complètent très bien 🙂

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  6. J’ai relu récemment « Le Nom de la rose », après avoir vu le film plusieurs fois il y a longtemps. Le plaisir était toujours là : j’avais des visages (et quels visages : de mon point de vue, celui de Sean Connery vaut largement celui de Jennifer O’Neill), des visages à mettre sur les personnages, des images pour les décors.
    Et Mulligan est aussi celui qui a brillamment adapté « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » : quel talent !

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